Douleur émotionnelle : test d'évitement de place
Posted by Helran | Posted in Au labo, Finlande - Helsinki, News, Sciences | Posted on 06-05-2009
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En ce moment, je n’ai pas super le temps, encore de longue manip, écriture du rapport de stage et de l’article scientifique, mais j’en profite tout de même pour vous présentez une des expériences que je fais : Le test d’évitement de place ou place avoidance test décrit par LaBuda et Fuchs (1).
Ce test permet d’évaluer la douleur émotionnelle.
Comment ça fonctionne ? Le rat est placé dans une boite en plexiglas dont la moitié est peinte en noire et l’autre exposée à la lumière. Pour mesurer la composante émotionnelle de la douleur chez un rat neuropathique (dont une patte est lésé au niveau du nerf, exemple via le spared nerve injury), on va stimuler les pattes avec un même stimuli nociceptif. Ce stimuli est effectué avec, dans mon cas, le filament de Von Frey de 180 grammes. Quand le rat est dans la partie obscure de la boîte, je stimule la patte lésée et quand il est dans la partie lumineuse, je stimule la patte non lésée. Le stimulus est le même mais le rat perçois celui ci comme plus « douloureux » sur la patte lésée car sur celle-ci c’est développé une allodynie mécanique suite à la neuropathie.
Donc, normalement un rat, sans neuropathie, va passer son temps dans le compartiment noir. Il perçois le stimulus de la même façon sur les deux pattes et comme il aime pas la lumière, durant toute l’expérience il va rester dans un coin sombre. En résumé : Coté obscure = agréable ; Côté lumineux = pas très rassurant. Le stimulus est le même dans les deux, donc coté obscure !
Par contre, pour un rat neuropathique, le côté obscure sera associé à un stimulus plus « douloureux » que le côté lumineux. Donc dans la balance agréable/désagréable, le rat neuropathique va tout de même préférer rester dans la partie lumineuse pour éviter au maximum le stimuli sur la patte lésée.
Le test dure 30 minutes et je note toutes les 5 minutes combien de temps il est resté dans le noir. A la fin j’en fait une moyenne. Cette moyenne varie (ou pas) en fonction des drogues injectées. Je vous donnerais mes résultats plus tard.
(1) Christopher J. LaBuda and Perry N. Fuchs ; A Behavioral Test Paradigm to Measure the Aversive Quality of Inflammatory and Neuropathic Pain in Rats ; Experimental Neurology 163, 490–494 (2000)
Helran
