L’expérimentation animale

@Playmogeek c’est ma muse scientifique :) Il me passe des liens en rapport de loin ou de près avec les sciences que je commente sur twitter et en final j’en écrit un billet sur ce blog, car 140 caractères c’est quand même court.

Aujourd’hui il m’a envoyait le lien du comité pro anima (anti vivisectioniste) qui apportent des arguments que je trouve contestable.

Ce qu’il faut savoir, c’est que lorsque l’on fait de la recherche sur des animaux vivants, dans mon cas le rat, on est soumis à une autorité éthique et à des règles éthiques. On ne fait pas n’importe quoi, n’importe comment avec des animaux et encore heureux. Bien que j’utilise des rats et qu’en plus j’étudie la douleur, je peux vous assurez que je ne maltraite et ne torture pas mes rats bien au contraire. Mon directeur de labo et mes collègues sont d’ailleurs étonnés de voir à quel point j’ai un sens éthique développé. Ils sont aussi étonnés à chaque fois de voir à quel point je manipule mes animaux avec soin.

Un cas très flagrant concerne l’insertion de la seringue dans la canule (implantée dans le cerveau du rat). Mes rats sont tellement habitués à moi, que j’insère la seringue à une seule main. Avec ma deuxième main, j’ai les doigts posés sur l’animal mais je ne sert pas, c’est réellement juste posé ou caressé, ces rats ne sont pas stressés. Je les pose sur la table et prépare ma seringue. Aucun ne cours se cacher, aucun n’est pétrifié, ils gardent leurs curiosité. Puis vient la manipulation, ils sont habitués, ils savent que lorsque ma main gauche est posé sur leur dos c’est que je vais injecter la substance (avec ma main droite) et donc ils arrêtent de bouger, dès que j’enlève ma main gauche, ils redeviennent curieux et sniff les alentours.

Voila comment je traite mes rats ! Mon directeur on voyant ça m’a dit « Ah bah avec toi, le facteur stress est absent ».

Bref, tout ça pour vous expliquer que ce n’est pas parce que l’on fait de l’expérimentation animale qu’on est cruel et sanguinaire !!!

A vrai dire je voulais surtout vous parlez des différents points qu’aborde le site web sus-mentionné. Il y a évidement des choses indéniables, un rat n’est pas un être humain mais c’est tout de même un mammifère. Donc certes certaines molécules qui ont un effet donnée sur le rat ne l’aura pas ou aura un différent chez l’être humain. Mais ce n’est pas non plus toujours le cas contrairement à ce que laisse penser ce site. De tout ça il en résulte qu’un modèle animale n’est évidement pas parfait et ne peux jamais reproduire tous les aspects d’une pathologie donnée, mais des critères sont obligatoires pour valider un modèle afin qu’il soit le plus proche de la pathologie humaine, mais je ne m’attarderais pas sur ces critères.

Ensuite, ils parlent de moyen pour remplacer l’animal. C’est l’un des principes de la règles des 3 R (réduire, raffiner, remplacer) en éthique. Favoriser le modèle mathématique puis les cellules puis l’animal en entier quand il n’y a pas le choix. Le problème lorsque l’on fait des neurosciences et qu’on aborde l’aspect intégré (exemple la douleur, la dépression, la schizophrénie, l’addiction etc), l’animal dans son entier est nécessaire et obligatoire. Si on se base sur les neurosciences, il parle de technique d’imagerie comme l’IRM ou le PET, alors oui cela est non invasif et apporte des données, mais en aucun cas nous explique comment un mécanisme fonctionne.

Dernier point, il parle d’utiliser l’homme (en faisant référence au technique d’imagerie ou d’analyse chimique) ou des cellules humaines en cultures. Encore une fois le problème de l’in vitro ce pose, car une cellule isolé répond d’une façon à une drogue mais pas forcement de la même manière lors qu’elle est dans un tissu, dans un organe, dans un corps entier. Puis encore une fois, dans le cas d’étude et de perspective thérapeutique dans certain domaine des neurosciences, pour étudier une pathologie ou l’effet d’une substance, il nous faut insérer des électrodes, des canules, stimuler des neurones etc. Doit-on utiliser l’humain ? Sachant que pour valider les travaux il faut vérifier que l’électrode et la canule soient placées au bonne endroit, je vous laisse donc deviner la finalité.

En conclusion dans certain domaine scientifique on ne peux se passer de l’expérimentation animal, c’est nécessaire, indispensable et obligatoire. C’est à nous de prendre soin de nos animaux et de tout faire pour qu’ils ne souffrent pas, d’ailleurs, un animal de laboratoire, en tout cas les miens, ne souffre pas. Enfin, le site, n’arrête pas de dire qu’une molécule donnée ne fait absolument pas la même chose d’une espèce à l’autre, ce qui est assez faux. Certes dans certain cas mais pas dans tous. Exemple les antidépresseurs, les antidouleurs etc.

Helran

Avec mots-clefs , , , , .Lien pour marque-pages : permalien.

12 réactions à L’expérimentation animale

  1. Siid a écrit:

    Salut Helran

    Je travaille actuellement sur l’expérimentation animale, et il est vrai que je n’ai abordé que les points négatifs depuis que j’ai commencé mes recherches . Ton article montre bien que tu prends soin des animaux. Cela dit, tes tests sur les rats me semblent peu « intéressants » d’un point de vue scientifique puisque je suppose que la douleur neuropathique chronique a déjà été étudiée ?? Dans le sens ou , c’est un test peu « important » dans le domaine scientifique, on en connait déjà a peu près les résultats puisque comme tu dis ca revient , pour un humain, à retirer sa main dès qu’on sent une douleur trop forte … Cela dit, le fait que tu travailles (peut-être plu ?) dans ce domaine m’intéresse , pourrais tu me dire si l’émotion et/ou le stress de l’animal influence sur les résultats de l’expérience ? Est-il important qu’il soit dans de bonnes conditions pour obtenir de réels résultats ? Et je ne parle pas seulement des rats, mais aussi de tous les animaux qu’ils soient souris, chiens, lapins, singes …
    Et a la fin de ton article, tu dis que d’après le site antivivisectionniste, les molécules agissent dans peu ce cas différemment d’un animal à un être humain. J’aimerais en savoir plus, car c’est une des bases sur lesquelles je voulais exploiter mes recherches. L’organisme animal est quand même bien différent d’un humain, il est moins complexe ? Comment les scientifiques peuvent s’assurer que le médicament ou autre qu’ils testent aura les mêmes effets entre les deux espèces ?!

    • Helran a écrit:

      Peu important? Tu te fous de ma gueule ou quoi? Tu sais que la plus part des douleurs neuropathiques ne sont même pas soulage, la morphine ne fonctionnement. La douleur chronique a déjà été étudier oui mais on en sait très peu de chose Oo notemment au niveau émotionelle. Sais-tu que les personnes atteintent de douleur chroniques deviennent depressif, anxieux etc.
      Donc non, on ne connait pas tous sur la douleur neuropathique.
      « ca revient , pour un humain, à retirer sa main dès qu’on sent une douleur trop forte … » Euh non la douleur neuropathiques, ca ne reviens pas du tout à retirer sa main quand on sent une douleur forte Oo

      Honnetement, tu n’as pas du tout compris le but des modeles animaux, ni tu n’es capable d’évaluer si une technique ou un thème donné est « intéressant » d’un point de vue scientifique! Nan mais je rêve! Pareil pour quasiment tout alors? Donc d’apres toi, ce n’est pas la peine d’étudier la maladie de parkinson, d’lazheimer, les depressions, les schizoprenies, les migraines, parce qu’on sait déjà tout?! c’est inintéresant scientifiquement? Donc avant de dire ce qui est innentéressant scientifiquement, va te renseigner un peu sur le sujet, merci!

      pourrais tu me dire si l’émotion de l’animal influence sur les résultats de l’expérience ? –> C’est grosso modo ce que je fais, mais apparement, pour toi c’est peu interessant, car d’apres toi on sait déjà TOUT sur la douleur neuropathique!

      J’ai même pas envie de te répondre, je suis déjà soulée sur ta premiere phrase. Bon renseigne toi un peu sur le monde de la recherche, le but des thémathiques de recherche et sur ce qu’on sait et ne sait pas sur le cerveau et les maladies et p’tre qu’àpres j’irais te répondre, si l’envie me chante.

Laisser un commentaire