Neurobiologie de l'amour
Posted by Helran | Posted in News, Sciences | Posted on 23-06-2010
39
Les sentiments amoureux ont 3 composantes : une phase d’excitation sexuelle (dirigée vers plusieurs personnes), la passion amoureuse (dirigée vers un individu précis) et l’attachement (conjugal ou filial). Malgré quelques structures communes, ces trois composantes impliquent des voix et molécules différentes, que je vais décortiquer et vulgariser. L’amour n’est finalement qu’une histoire de neurosciences !
Oh, tu m’excites toi ! Et toi aussi d’ailleurs ! Et toi… puis toi… SEX !
L’hormone impliquée dans l’excitation sexuelle et la libido, tant chez l’homme que la femme, est la testostérone. Le taux de testostérone est différent et plus important chez l’homme mais ça ne veut pas dire que cette hormone est absente chez la femme, où elle varie au cours du cycle hormonal. Le taux est en effet le plus élevé au moment de l’ovulation, d’où un désir sexuel plus important durant cette période. Une méta-analyse des données scientifiques concernant l’effet d’un contraceptif oral sur la libido révèle que le sujet est controversé : au final, certaines études montrent que ces contraceptifs oraux augmentent la libido, d’autres tendent à mettre en évidence qu’elle la diminuent, ou encore qu’elles n’ont aucun effet. Finalement, l’effet, s’il existe, diffère en fonction des femmes. Enfin, j’ajoute à titre informatif que l’œstradiol est produit à partir de la testostérone.
Je ne vais pas trop vous ennuyer avec toute la neuroanatomie, le but n’étant pas de vous faire une liste des structures aux noms plus ou moins sortie de nulle part. Mais au niveau anatomofonctionel, il y a plusieurs composantes en jeu, qui impliquent différentes structures (corticales et sous-corticales).
Ces composantes sont : cognitive, émotionnelle, motivationnelle et autonome. (Voici tout de même des exemples repris d’une publi citée en bas d’article, histoire que vous ayezune idée: « l’insula antérieur serait impliqué dans la tonalité affective du comportement », « cortex orbitofrontal dans la régulation de l’expression émotionnelle », « hypothalamus dans la réponse autonome préparation à l’acte sexuel », « amygdale, l’insula (et d’autre) dans la dimension émotionnelle de l’excitation » ou encore les noyaux striés dans la composante motivationnelle.)
Au final, cela entraîne une réponse motrice et comportementale appropriée. Bah oui, vous n’allez pas sauter sur la personne qui vous attire sexuellement si son copain (catcheur et champion mondial d’haltérophile) est à coté, ou vous toucher le bout si vous êtes en train de donner une conférence, si soudainement une charmante personne passe devant vous. Mais ca ne vous empêchera pas d’être tout émoustillé (merci système autonome) et d’avoir une folle envie de lui sauter dessus. Ou au contraire, de vous adonner aux joies du sexe avec une personne dans un contexte propice.
Bref, en gros chacune des composantes suscitées (avec les structures impliquées) vont communiquer entre elles pour choisir la meilleure solution. Il est d’ailleurs assez marrant de voir que cette solution peut être complètement différente en fonction du taux d’alcool bu dans la soirée. L’alcool désinhibe : donc les acteurs de votre cerveau, supposés empêcher tout comportements inappropriés en fonction de la situation, sont quelques peu aux abonnés absents.
Ô Amour !
Ah l’amour ! La passion amoureuse, l’attirance par une personne… Stoppons le romantisme et parlons neurosciences (bah quoi c’est sexe les neurosciences !). Encore une fois, je ne vais pas vous étaler la liste des quelques structures qui s’activent ou se désactivent (d’ici la fin de l’article vous aurez déjà oublié le « Caude Putamen » ou encore « l’aire tegmental ventral ») dans le cadre de cette fougue amoureuse. Mais ici aussi, plusieurs choses entrent en jeu. En fait, l’amour c’est un peu une équation qui peut grossièrement se résumer à : Plaisir + Obsession – Sens critique/jugement = Amour.
Il y a donc le plaisir. Aaaah ! Le plaisir de le voir nous sourire, le bien-être qu’on éprouve en sa présence, l’euphorie que sa voix nous procure… Ce plaisir, nous le devons à la dopamine et au circuit du plaisir et de la récompense (vous savez, le même système sur lequel agit les drogues).
Au début du « romantic love », on a tous des pensées obsessionnelles, on pense tout le temps à LUI (ou elle) par exemple. On a cette folie, cette obsession pour lui ! Rien de mystérieux dans ce phénomène. Deux choses pourraient l’expliquer : d’une part la sérotonine qui décroit, phénomène commun chez des personnes atteintes de trouble obsessionnel compulsif, et d’autre part l’activation du cortex singulaire.
Voila que je vais casser le « falling in love » (oui je sais, je suis cruelle) ! Ce phénomène pourrait donc être du à l’augmentation d’une neurotrophine nommé NGF (= Nerve Growth Factor).
Enfin, il parait que l’amour rend aveugle. On ne prête pas attention aux défauts et manies de son partenaire (qui nous mettraient hors de nous chez d’autres ?!). On laisse donc passer beaucoup de choses (qui ne passerait pas chez les autres ?!). Encore une fois, c’est normal, notre sens critique et du jugement rationnel sont réduitss à cause de la désactivation des aires corticales impliquées dans ces phénomènes.
Oh oui attache moi !
Euh non, je ne vous parle pas de relation sadomasochiste mais de la dernière étape dans cette histoire de neurobiologie de l’amour. A savoir l’attachement, l’engagement envers une personne.
2 hormones sont à retenir : Ocytocine et Vasopressine (allez je casse une dernière fois le romantisme : vasopressine alias AVP alias hormone antidiurétique (= réduit la quantité d’urine dans la vessie)) ! Toutes deux sont impliquées dans les interactions sociales, l’attachement maternel et l’attachement dans un couple.
Ces hormones sont produites par l’hypothalamus et secrétés par l’hypophyse dans le sang. La concentration de ces deux hormones augmente durant la phase d’amour intense et d’attachement. De plus, elles sont spécialement sécrétées durant l’orgasme ! (Doit-on en conclure que pour rester amoureux de son partenaire et qu’il reste amoureux de soi, il faut faire du sexe !?)
Concernant l’AVP, chez les mecs, elle est impliquée dans l’attachement envers une nana, l’agressivité envers les rivaux et le comportement paternel. Il a d’ailleurs été montré que ceux qui possèdent une variante du gène AVPR1A (codant pour un récepteur de l’AVP) sont plus enclins à ne pas se marier ou à avoir des problèmes de couple, due justement à un problème d’attachement amoureux.
Avant de conclure, voici un schéma de cerveau avec les principales structures impliquées dans ces sentiments amoureux :

En conclusion, l’amour et l’alchimie amoureuse n’ont finalement rien de magique, et dire « écoute ton cœur » est quelque peu « du gros n’importe quoi ». Car finalement, toute cette magie qui s’opère, de l’excitation sexuelle à la relation à long terme, n’est qu’une histoire d’hormones et de neuromodulateurs. Tout s’explique par la communication entre nos différentes structures corticales, sous-corticales et avec le reste de notre corps humain : de la neurophysiologie en d’autres termes.
Je viens donc de briser les clichés romantiques, pour vous dépuceler de cette magie mystérieuse qu’on appelle l’amour… Et qui du coup n’a plus rien de magique !
Source:
- Collongues N, Cretin B, de Seze J, Blanc F, [Love and neurology.], Rev Neurol (Paris). 2010 May 11.
- Davis AR, Castaño PM., Oral contraceptives and libido in women., Annu Rev Sex Res. 2004;15:297-320.
- Emanuele E, Politi P, Bianchi M, Minoretti P, Bertona M, Geroldi D., Raised plasma nerve growth factor levels associated with early-stage romantic love., Psychoneuroendocrinology. 2006 Apr;31(3):288-94.
- Walum H, Westberg L, Henningsson S, Neiderhiser JM, Reiss D, Igl W, Ganiban JM, Spotts EL, Pedersen NL, Eriksson E, Lichtenstein P., Genetic variation in the vasopressin receptor 1a gene (AVPR1A) associates with pair-bonding behavior in humans., Proc Natl Acad Sci U S A. 2008 Sep 16;105(37):14153-6
- Zeki S, The neurobiology of love., FEBS Lett. 2007 Jun 12;581(14):2575-9
Helran
P.s.: Merci à Gaëlle-Marie du blog ZoneZéroGène (qu’est ce qu’il poutre ce blog!) pour la correction du texte

Moui. Je ne crois pas aux déterminismes, et encore moins au non-contrôle de nos soi-disant « pulsions ».
Très intéressant ton article merci beaucoup pour ce partage.
Bé oui, rien de magique, que du normal.
Et pour certains le normal est magique, ce qui prouve que dans ce cas la culture peut-être tout aussi coercitive que salvatrice.
C’est très sympa d’apporter tes connaissances à cette problématique, merci.
@Des Geeks et des lettres
–>les même yeux que maman ?!
Comme effectivement, il a était dit dans les commentaires. La part de « psycho » est présente. On ne tombe pas amoureux du premier venu mais par ce qu’il correspond à un physique qu’on aime, représente un idéal qu’on s’est forgé etc…
Je l’ignore effrontément car il n’existe pas tout simplement. De quel magie/mystique tu parles ?!
Ensuite, pour être scientifique, il faut avoir énormément d’imagination, de fantasy et de folie. Comment crois-tu, que des gugusses ont eu l’idée que la terre était ronde, qu’elle tournait autour u soleil ou encore qu’il y existe des êtres tellement minuscule qu’on ne les voit pas à l’œil nue (bactérie etc). Outre le fait que les religieux chrétiens renier ça, beaucoup de gens pensait que c’était de la folie ! Au niveau magie, tu as la chasse au sorcière de Salem ou les gens atteint d’épilepsie et autre problème neurologique étaient brulé car les gens les pensées possédés/magie.
–> La science est là pour expliquer et comprendre les « mystères ». Ce qu’on (la science) ne sais pas et que les gens expliquent par la religion ou la magie, jusqu’à ce que la « vérité » soit donné. De plus, ce n’est pas parce qu’on ne sait pas encore (pour des raisons techniques ou manque d’idée ou de moyen) que c’est de la magie ou du mysticisme.
La science explique le pourquoi, pourquoi avons nous mal, pourquoi ci, pourquoi ça etc. Mais elle n’a pas encore TOUT expliqué et elle ne répond pas à tout, pour le moment, pour des raisons techniques/méthode (Materiels pas assez puissant?), idée (faut trouver les idées, hypothèse –> cf l’imagination scientifiques. Puis faut trouver comment le prouver –> cf materiels ou méthodes pas adaptés pour le moment), finances (il y a pas d’argent pour la recherche!!!) donc comment payer le matériel ou les gens qui ont les idées? Et je ne parle même pas du coté « éthique » ou « religieux » qui met des batons dans les roues depuis des siècles.
–> Qu’est-ce qui fera qu’un couple fonctionne sur le long terme et un autre non ? Les neurohormones et neuropeptides. Leur présences sur le long terme ou non, qui peuvent être modulé de différent moyens (dépression, plaisir…).
Enfin, tu parles de mot littéraire et non scientifique. Mais ces mots sont explicables scientifiquement. La peur –> Le circuit de la peur est connue depuis longtemps. La douleur –> Thème sur lequel je bosse, est connu. Les détails non, sinon je ne bosserais pas dessus, mais le fait est qu’on peut l’expliquer, en partie au moins, par des molécules, voix, anatomie. La dépression, l’anxiété, le plaisir –> Connue scientifiquement et « explicable » même s’il y a de la controverse, des idées qui bousculent les anciennes etc… Le comportement de fligh or fight –> Connue, cf la peur. L’amour –> depuis longtemps certaines molécules étaient connue (ocytocine par exemple) jouant un rôle dedans, mais d’autre apparaisse comme le NGF…
Le champ littéraire sert juste à appelle un chat, un chat. Bien qu’en neurosciences, il y a des structures qui ont changer de nom ou en on plusieurs -_-
@Lovle a partir du moment ou tu parles de lobefrontaux, tu parles automatiquement de neurochimie et neurophysiologie.
Je n’ai pas l’impression qu’en sciences, la question du « pourquoi » soit si centrale.
Comprendre le « comment », c’est déjà énorme et bien plus intéressant me semble-t-il, parce-que le « pourquoi » est souvent affaire de convictions, et on finit souvent par lui faire dire ce qu’on veut, et à tomber dans l’écueil de l’idéologie. Dans le cas présent, par exemple: l’ocytocine est présentée ici comme régulant les comportements d’attachement, comme étant même responsable de ce dernier. Mais c’est avant tout une hormone libérée post-partum afin de déclencher la montée de lait chez la mère. Les comportements d’attachement consécutifs à la naissance du petit ne sont pas automatiques, mais il semble néanmoins que l’ocytocine libérée par l’accouchement (ou la mise bas chez les animaux) crée une forme de « climat hormonal propice à l’attachement », et peut-être, surtout, une détente extrêmement forte permettant de se remettre de l’accouchement et de ne pas le faire classer par le couple amygdale-hippocampe comme souvenir traumatique… hypothèse. Cela on peut éventuellement le dire. Mais jamais on ne devrait affirmer de manière péremptoire « l’ocytocine, c’est l’attachement. ». Ce genre d’écueils réductionnistes ne sont pas dignes de vrais scientifiques. Je me souviens personnellement de tests en double-aveugle avec une moitié de participants ayant respiré de l’ocytocine en spray, et une moitié d’autres ne l’ayant pas eu. Vous auriez dû voir le fou rire chez les « sprayés », qui se sont dits plus détendus, certes, mais personne n’est instantanément tombé amoureux.
Ce que je veux dire, c’est que les découvertes scientifiques, en répondant au « comment », et en permettant à des chercheuses et chercheurs créatifs (comme ici
) amènent un regard indispensable qui nous aide à penser les phénomènes. Mais le réductionnisme ne devrait pas être de mise, ça serait dommage de dire « voyez, elle n’est pas exceptionnelle cette personne, c’est juste vos hormones qui s’activent! ». Mais on s’en fout! On expérimente et on vit, on donne du sens, et si le « comment » neuroscientifique peut aider à enrichir ce sens tant mieux, mais qu’il ne vienne pas écraser la richesse de la pluralité des expériences humaines en commençant à proposer du « pourquoi » dont on se fiche bien, notamment quand on est amoureux.
On peut voir de la pure magie dans la finesse des neuromodulations et décortiquer la machinerie et les circuits de l’addiction, de la douleur, du plaisir, des membres fantômes, du schéma corporel, ne m’a personnellement jamais départi de ma capacité à m’en émerveiller. La connaissance est un outil fabuleux qui nous apprend à devenir critique et à penser par nous-même hors des sentiers battus, elle rend autonome. Elle n’est pas là pour imposer un dogme et surtout pas pour réduire la complexité inhérente au vivant, et tout particulièrement au fonctionnement du cerveau et du système nerveux.
Au passage, merci pour tes passionnants articles Helran!
Je semble en effet glaciale face à ma « magie » qui réside dans les sciences. Sauf qu’il n’en ai point. Je suis très émerveillé à chaque découvert, avancé, questionnement. Mais j’aime rationalisé les choses aussi. Le concept de « magie », « mystique » n’est pas forcement très bon, cf mon commentaire précédent avec la chasse des sorcières de Salem qui n’était que des personnes atteinte de troubles neurologiques. Je ne parle même pas des « guérisseurs au super-pouvoir magique qui sont capables de guérir tous les mots de la terre du SIDA au cancer en passant par les ongles incarnés grâce à du salsifis et une incantation divine issu des anciens depuis des milliers de générations » que les gens vont voir car malheureusement la médecine n’a pas encore trouver la solution pour résoudre le problème. Je fait donc une différence entre l’émerveillement/l’imagination scientifique et la magie/mystique.
Je n’ai pas parlé du lien mère-enfant car ce n’était pas le but, d’ailleurs certaines zone s’active dans celui ci et non dans l’attachement amoureux.
Ce que je veux dire par là, c’est qu’une même molécule peut jouet des rôles complétement différents. Nous avons un nombre de neuropeptide/neurohormone définie et énormément de fonction. Donc un peptide n’est pas égale à un comportement/action. La preuve en est avec les effets secondaires des médicaments par exemple.
Enfin, mon texte est « figé » sur des données actuelles. D’ici 3 ans, il serait à complété car soit nouvelle avancé, soit des choses serait à compléter, soit des choses à rayer.
Pour finir, le pourquoi amène la question du comment, je pense. Pourquoi l’oiseau peut voler, pourquoi il ne s’électrocute pas lorsqu’il est sur un fil électrique. Pourquoi on rôte/pête/pisse/chie (c’est pour la minute pleine de poésie). De la vient le comment ca marche.
De ce pourquoi vient la curiosité de comprendre et de savoir comment ca marche. Pourquoi quand j’ai mal au ventre, j’ai la nausé/maux de tete/étourdie etc… comment ça sa marche?
Je pense donc que le « pourquoi » c’est le constat scientifique en y répondant, c’est l’hypothèse. Reste plus qu’à faire des expériences pour la valider ou non (le comment ça marche).
La démythification n’est pas un réductionnisme, preuve en est de la diversité des choses qui peuvent être ainsi dites sur l’amour, ce qui n’a pas non plus jamais empêché personne d’aimer, a contrario de mauvaises expériences.
Nous préférons encore tous je crois lire un constat lucide et ouvert d’esprit comme celui-là que de voir ces autres scientifiques complètement démissionnaires, probablement au fond formalistes à force de rationalisme, qui laissent la porte ouverte à tout et surtout à n’importe quoi sans chercher quoi que ce soit, car sans doute motivés par aucune autre volonté que de se concéder une petite excentricité réconfortante au vu du gouffre sans fond de la connaissance que leur travail ne permet qu’à grande peine d’appréhender.
On se rend compte effectivement d’ailleurs bien des pièges qui peuvent inciter à valider de manière péremptoire des hypothèses au détriment de la recherche d’autres, et celle que suggère le: « il existe bien autre chose quand la science ne peut expliquer » ne me parait expliquer rien du tout, pas même notre ignorance bien que cela en soit un signe, cela permet juste de balancer la patate chaude, dans un autre domaine, en pente bien glissante… et ce facilement car sa validité ne repose sur rien d’autre que sur l’impossibilité de son invalidation, car l’on ne peut connaitre, ce dont on a pas encore connaissance.
L’amour, c’est un sujet que tout le monde connait, or personne n’arrête de se poser des questions.
« il existe bien autre chose quand la science ne peut expliquer » ne me parait expliquer rien du tout, pas même notre ignorance bien que cela en soit un signe, cela permet juste de balancer la patate chaude, dans un autre domaine, en pente bien glissante… et ce facilement car sa validité ne repose sur rien d’autre que sur l’impossibilité de son invalidation, car l’on ne peut connaitre, ce dont on a pas encore connaissance.
–> C’est un autre problème ça.
Ce n’est pas parce qu’on est hyperationaliste qu’on est démunie de fantaisie et d’imagination. L’impossibilité de sa validation (cf ta phrase) dépend de la méthode de validation. Il faut justement que les gens soit suffisamment open et qu’ils aient suffisamment d’imagination pour créer de nouvelle méthode fantaisiste et casser la routine scientifique qui avance à faible pas.
Mais faut aussi savoir que beaucoup ne laisse pas cette imagination s’exprimer par manque de moyen (qui financera des projets louffoques?) ou parce que c’est à l’encontre des dogmes et donnés scientifiques apposés par des vieux scientifiques.
« Ce n’est pas parce qu’on est hyperationaliste qu’on est démunie de fantaisie et d’imagination. »
Totalement d’accord et je retire le terme rationalisme de mon précédent commentaire car je me rend compte que je me suis trompé sur sa définition, pour moi ça se rapprochait du dogmatisme, je ne sais pas où je suis aller pêcher ça, c’est bien évidement pas cela du tout, il faut comprendre « probablement au fond dogmatiques à force de formalisme ».
Bonjour,
Sans vouloir être excessivement désagréable, Helran, je pense que vous devriez travailler votre grammaire française. Le simple constat que vous faites dans la page À propos devrait être suivi d’effets.
Perso, j’ai perdu le courage de lire vos commentaires : ce n’est pas grave, c’est moi qui passe à côté de qqch. Mais un jour, votre manque de rigueur dans l’expression écrite pourrait vous jouer des tours. Pour tout vous dire, ça me choque un peu vu votre niveau d’études.
Désolé pour le hors-sujet. L’article était au demeurant fort intéressant et même frustrant par sa concision ! (Et en plus bien relu.)
Oui c’est vrai, on ne peux pas avoir un haut niveau d’étude et ne pas savoir écrire. D’ailleurs avoir des problème d’orthographe/grammaire c’est un comble et ultra illisible (comme si j’écrivais en SMS). Comme si on ne pouvait pas avoir des problèmes d’orthographe, genre c’est une tare! Certain ont du mal avec l’abstrait, d’autre avec l’algèbre et d’autre manque cruellement de logique, mais moi c’est l’orthographe! Alors tant pis pour vous si vous saignez des yeux, mais de mon coté, je ne vais pas m’amuser à appuyer vos faiblesses! Alors chacun ses tares et problèmes!
Puis comme je l’ai déjà dit, c’est tellement plus facile de critiquer quelqu’un sur son orthographe (ou son physique/look, car au final ca revient au même, on parle de la forme) que du fond (à savoir les compétences ou les reflexions dont ils faut avoir un minimum de logique/pensé/idée pour pouvoir la critiquer).
J’ai mis une adresse e-mail valide si vous voulez continuer en privé.
——-
Ne vous fâchez pas. Sur Internet, vous écrivez si vous en avez envie et je lis si j’en ai envie. C’est sans conséquence, je suis «choqué» et tant pis pour moi. Je ne veux donc pas vous blâmer, ça n’aurait aucun sens.
En revanche, j’aimerais vous convaincre qu’à votre niveau d’études et de (non)maîtrise de l’écriture, il faudrait tenter de faire qqch. Chaque faute d’orthographe, même minime, ralentit la lecture. Lorsque vous ne faites pas attention, on est presque obligé de lire à haute voix.
Vous avez donc un handicap pour communiquer à l’écrit. Or avec un doctorat vous utiliserez beaucoup l’écrit, donc votre problème avec la syntaxe du français pourra vous jouer des tours.
Avoir un problème de communication, ce n’est pas la même chose qu’avoir un problème de calcul ! Pour reprendre votre analogie avec le physique/look, je ne juge pas votre style vestimentaire (càd votre style d’écriture) mais le fait que vos vêtements soient déchirés ou qu’ils sentent mauvais. (La comparaison est un peu violente, ne vous vexez pas, j’essaye juste de partager mon sentiment.)
——-
Enfin, je regrette de ne pas critiquer vos articles sur le fond, mais je ne connais pas grand choses à la neurologie, à la psychiatrie ni à la philosophie.