[Livre] Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan

Posted by Helran | Posted in Arts et Cultures, Livre et BD | Posted on 23-01-2012

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Grâce au club des lecteurs numériques, j’ai pu lire le livre Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan, qui nous plonge dans sa famille et sa mère atteinte de trouble bipolaire.

Au départ, j’ai eu peur qu’elle raconte sa mère. Dans le sens où, aussi légitime qu’il soit, je n’aime pas les récits ou l’autobiographie d’une personne écrite par une autre. J’avais donc peur de trouver un récit à la 3ème personne du singulier tout le long du livre tentant de raconter la vie d’une personne. En fait, je ne vois pas comment on peut raconter quelqu’un d’autre. Sauf que ce n’est pas le cas, on a tout le cheminement de la pensé de l’auteur, sur le but de ce livre, les démarches qu’elle a faite pour recueillir des documents écrits et audios sur Lucie, sa mère. Auquel s’ajoute des anecdotes et autres récits de l’auteur, de Lucie et de sa famille. Certaines parties sont des récits que l’auteur n’a pas vécus mais d’après les dires de la famille nombreuse. D’autres, vécues et assistés. J’ai donc apprécié, le fait qu’elle ne s’approprie pas la vie d’une autre personne, mais qu’elle l’a raconte à travers ce qu’elle a vécue. C’est donc subjectif et je préfère ca à de l’appropriation d’une vie.

Mais comme on se rend compte que l’auteur est assez éloigné de sa mère, contrairement à sa sœur, on n’apprend pas tant de chose sur Lucile, elle reste floue. Bien sure on a quelque info sur son caractère effacée dans sa jeunesse, quelque description de ses crises et l’évolution de sa maladie. Tout de même, j’ai plus pris ce livre comme étant l’évolution  et les étapes de l’auteur pour essayer de comprendre sa mère et sa famille, plutôt que d’un livre sur Lucile et sa maladie (ce que je pensais qu’était le livre au départ). Notamment à cause de cette alternance, récit et explication du cheminement de Delphine.

Ce livre m’a plut, j’ai vraiment apprécié d’entrer dans cette famille et découvrir ce qu’elle y cache et ses secrets. Ensuite, le style de Delphine De Viga est génial. Vraiment, je crois que je n’ai jamais lu un style aussi agréable à lire et bon, sans les radotages lourds, car même s’il y a des répétitions, c’est tellement bien écrit que ca n’est pas choquant ou ennuyant. C’est peut être aussi pour ca que j’ai adoré me plonger dans cette famille, car le style rend ces tribulations intéressantes et vivantes. C’est donc un livre que je vous conseille.

Helran

[Livre] Les disparus de Saint-Agil de Pierre Véry

Posted by Helran | Posted in Arts et Cultures, Livre et BD | Posted on 14-01-2012

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 Quand j’étais petite, je me rappelle avoir lu seulement en partie un livre pour l’école que pourtant j’avais aimé Les disparus de Saint-Agil de Pierre Véry. Je ne savais plus pourquoi je l’avais abandonné alors que l’histoire me bottée bien. En le relisant pour le challenge ABC 2012, j’ai su pourquoi. Le style trop saccader et déroutant à mon goût.

Les disparus de Saint-Agil est un polar jeunesse dont j’ai aimé l’histoire mais pas du tout le style, quoi qu’après avoir passé le milieu du livre, le style s’améliore ou du moins, je le trouve plus lisse et moins déconcertant.

Dans se livre, on suit des lycées, donc trois d’entre eux, de l’internat de Saint-Agil. Ces trois lycées, n°7, n°22 et n°95 ont créé le pacte des Chiche-Capon dont ils ont un but secret qu’eux seuls connaissent. Tout s’organise et se note suivant un protocole et un code précis et le tout sous l’œil (ou plutôt le squelette) de Martin dans la salle des sciences naturelles la nuit. Sauf qu’après une nuit à écrire en secret des renseignements sur leur projet dans la salle de sciences nat’ en cachette, le n°95 disparait le lendemain. S’en suit une série d’évènement qui va mettre en branle le calme paisible de l’internat et révéler ses mystères.

J’ai donc bien aimé l’histoire et son déroulement. Très peu d’indices laisse deviner ce qui ce passe et donc c’est remplie de surprise. J’ai bien aimé la fin lorsque l’un des personnages dévoile le résultat de son enquêtes et de comment il l’a menée. Aussi, j’aime bien les personnages et les professeurs, tous différents, entre l’un qui parle que de guerre mondiale, l’autre qui ne boit que du Rhum et que dans sa chambre, etc. Ils ont tous leurs trucs et leurs caractères, ce qui en fait un récit pas du tout fade. Par contre le style a failli me décourager au jusqu’au milieu du livre, ensuite c’est devenu plus appréciable mais tout de même ennuyant. Car j’ai trouvé le style très saccadé, donc pas fluide, ainsi assez déroutant et qui m’a donnée envie de lâcher prise à plusieurs moment, ce ne fût donc pas agréable à lire pour ma part. Ce qui est dommage vu que l’histoire est bien sympa.

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[Livre] Mon chien Stupide de John Fante

Posted by Helran | Posted in Arts et Cultures, Livre et BD | Posted on 11-01-2012

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Livre que j’ai choisi à cause du titre Mon chien Stupide de John Fante m’a déçue. Je m’attendais à de l’humour, j’ai lu une sorte de drama ennuyeuse de la vie d’une famille détestable (en tout cas que je n’aime pas au vu de ce qu’ils représentent dans ce roman) des milieux huppés/bourgeois d’Amérique dans les années 70.

On suit John Molise, écrivain raté malgré ses succès avec ses premiers livres dans sa jeunesse. Il ramasse sans cesse qu’il veut tout quitter pour retourner à Rome, il est d’origine italienne. Il radote et espère que ses 4 enfants se cassent le plus vite de la maison, pour ensuite pouvoir quitter sa femme (dont il semble s’en foutre) pour aller à vivre à Rome. Bref, une personne égoïste qui semble détester ou n’en avoir rien à foutre des gens de sa famille proche. Le mec à qui j’avais envie de dire « Mais putain, casses toi, au lieu de nous faire chier, à le redire et à te plaindre ». D’ailleurs, en parlant de sa femme, elle est tout aussi détestable. Raciste à mort, elle déteste les noirs et ne supporte pas l’idée que l’un de ses fils puissent aimer les noires et évidement, elle sait mieux que lui, qu’elle genre de nana il aime/ il lui faut. En parlant des enfants, la fille est une cruche débile qui vie avec un surfeur dans une camionnette. L’un des fils est un acteur raté, pathétique et idiot, qui pour éviter l’armée, va voir tous les médecins possibles pour se faire diagnostique n’importe quelle maladie qui lui évitera l’armée et fait faire ses devoirs de son école de théâtre par sa mère et gueule quand ce n’est pas assez bon ou trop bien. Un autre qui vit avec une noire, chose insupportable pour sa mère raciste. Et enfin le dernier, qui semblait un modèle, a finalement arrêter la fac pour faire du bénévolat. Au milieu de tout ça, il y a Stupide, un chien qu’ils ont adoptés malgré eux et qu’ils pensent pédé, car il essaye de sauter que les hommes.

Comme ça, les personnages semblent tellement caricaturales, sauf qu’au final non, le tout sonne vraiment réaliste (qui n’a pas croisé ou eu dans sa famille, le raciste de base, l’idiot qui pette plus haut que se cul et se croit star, la greluche qui défend quoi qu’il arrive son débile de mec totalement inutil, l’égoiste de base etc). J’aurais peut-être pu aimer ce livre, s’il m’avait semblé caricatural. J’ai détesté cette famille et leur vie pathétique pseudo « bouleversé » par l’arrivé d’un chien. Le chien, une excuse à mettre un peu d’humour dans le livre ? Je ne l’ai pas trouvé drôle ce livre, j’aime pourtant l’humour noir, mais celui-là est fade. Le seul côté positif du livre est qu’il soit court (150 pages) tout comme ses chapitres et donc se lit vie.

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[Livre] Voisins, Chronique d’un voisinage ordinaire de Xirier

Posted by Helran | Posted in Arts et Cultures, Livre et BD | Posted on 08-01-2012

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Avec le challenge ABC 2012, il me fallait un auteur dont le nom commence par la lettre X, et croyez-moi, ce n’est pas évidant. Il faut que j’aille faire un tour du côté des auteurs asiatiques, ça devrait être plus facile. Quoi qu’il en soit, du côté français, j’ai trouvé un ebook, gratuit d’un auteur au pseudonyme de Xirier et il a écrit un court récit d’une 40aine de page au nom de Voisins, Chronique d’un voisinage ordinaire.

Dans un style simple (même si je trouve qu’il y a bien trop de …), Xirier narre sur une courte période, la vie de son voisinage, tant celle autour de sa maison, que celle autour de sa serviette de plage lorsqu’il est en vacance. J’ai eu l’impression de lire des articles de blogs . Certain moments on y apprend un truc sur le voisin dont finalement on s’en fiche. Mais d’autres sont sympas, j’ai bien aimé par exemple ces commentaires à propos de ses voisins de plage. Donc au final, on se retrouve en face d’un court récit, dont on reconnait certain de nos voisins, car finalement on vit et en fait tous partie de ce « voisinage ordinaire ».

Si par curiosité, ça vous tente, vous pouvez avoir accès à cette chronique sur le site de Feedbooks en différents formats (epub, pdf et kindle). Non pas que je ne le conseille pas, mais vous pouvez passer à côté, vous ne ratez rien, au final, il vous suffit juste de regarder par votre fenêtre pour avoir votre propre chronique d’un voisinage ordinaire.

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[Livre] Les combustibles d’Amélie Nothomb

Posted by Helran | Posted in Arts et Cultures, Livre et BD | Posted on 08-01-2012

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Le seul truc bien avec les bouquins d’Amélie Nothomb est qu’ils sont tellement courts donc même si on s’ennuie à mourir, ils sont vite expédier. Ce fut le cas pour les combustibles encore un livre d’elle que j’ai trouvé fade a l’ennuie.

Ici on se retrouve dans une pièce de théâtre très courte ou trois personnes sont dans un même immeuble à survivre au froid et en période de guerre qui fait exploser les bâtiments d’à côté et sauter des morts à la pelle. Seul combustible restant pour se réchauffer étant les livres de la bibliothèque universitaire dans laquelle ils se trouvent. Parmi le trio, il y a le prof de littérature 50naire, son assistant, un jeune adulte et sa copine anorexique. Voil,à je vous est tout dit à leur sujet, on en apprendra rien de plus. Comme d’habitude, ses personnages sont insipides. Leur localisation, on ne sait pas, en tout cas pas en occident. Bref on ne sait rien de rien, ce qui n’aide pas du tout à s’attacher au livre un minimum. Surtout que le comportement et dire de chacun, la fille en premier, m’insupporte au plus haut point, suivi de son copain. Des têtes à claque en puissant. Enfin le prof est le seul personnage intéressant du livre.

L’idée du livre est de savoir s’il faut bruler un livre pour un peu de chaleur, quel livre doit être brulé en premier et selon quel critère ? Car finalement on a tous un point de vue différent sur un auteur/livre et même s’il parait « universel », « à lire absolument », ça ne veut pas dire qu’il plait ou qu’il faille le garder pour se forcer à le lire et relire sur ses dernières heures à côté d’un bon livre, non pas adulé par la presse et les « intellectuels », mais bon aux yeux de la personne qui crève de froid. Alors évidement, n’étant pas attaché au livre en tant qu’objet et n’étant que de la littérature (je ne dis pas que ce n’est pas important mais un roman contre du feu, j’ai vite fait moins choix, les histoires sa peut toujours se réécrire), je les aurais brulée un par un sans scrupule. J’aurais par contre réfléchie à deux fois, s’ils avaient été des livres techniques et scientifiques, car rempli de savoir et connaissance. Face à une guerre, qu’on s’est perdu et dont on connait sa fin, qui tombera lorsqu’il n’y aura plus assez de combustible pour se réchauffer et mourir de froid, je n’aurais surement pas brulé ces encyclopédies.

Voilà où veut nous mener ce livre insipide. Avec au milieu, une certaine relation entre deux personnages, dont je me demande l’utilité, combler les pages blanches pour remplir un quota minimum ?! Au final, on a une sorte de « réflexion » à mener, mais honnêtement, ce n’est absolument pas crédible au vu de la fadeur du livre. Si elle veut faire passer des messages ou réflexions, pourquoi ne se lance-t-elle pas dans les essaies, au moins, elle n’a pas besoin de faire semblant d’avoir une imagination pour ça.

Helran

[Livre] La prime de Janet Evanovich

Posted by Helran | Posted in Arts et Cultures, Livre et BD | Posted on 07-01-2012

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La prime de Janet Evanovich est un polar et j’adore les polars, mais je n’ai pas aimé La prime. Ce n’est pas tant l’histoire en elle-même ni la façon dont s’est écrit, mais c’est beaucoup trop prévisible, sans suspenses et comme la fin et les ficèles de l’intrigue sont coupées dès le début ou au fil de la lecture parce que c’est trop évidement ou logique, forcement ça m’a ennuyée.

On suit Stéphanie Plum, fraîchement licencié, pas un rond en poche et a dû vendre une bonne partie de ses meubles pour vivre. Elle a besoin d’un taf et rapidement. Heureusement son cousin Vinnie va lui proposer de bosser pour lui et elle va devenir chasseuse de prime, son premier cas, Joe Morelli, un type qu’elle a connu jeune. S’en suit donc une chasse à l’homme.

Il y a de l’action dans livre, des situations funs ou pas drôle du tout, il y a de l’humour tant dans les joutes verbales que dans les situations dans laquelle se retrouve Stéphanie, mais l’ensemble reste plutôt mou à mon goût. Le style d’écriture est fraie et sympa, mais ça manque de peps. A moins que se soit parce qu’il n’y a pas de suspense, vu que c’est ultra méga prévisible ?! Après un début, un peu longuet, on voit très vite où la chasse à l’homme va mener. On devine donc déjà la fin. Au fil de l’histoire, certain détails importants sont donnés qui nous donnent des pistes et nous laissent deviner le déroulement de la fin ou du moins qui/quoi est impliqués. Du coup, pendant toute cette lecture, je me suis ennuyée sur le plan « polar ». A côté de ça, la fraicheur du style et l’humour sont plutôt sympa et les personnages attachants ou au contraire dont on voudrait faire exploser à coup de bazooka.

C’est donc un roman policier que je ne recommanderais pas au fan du genre sans quoi, ils vont s’ennuyer ferme car très prévisible. Mais pour ce qui aime la fraîcheur et l’humour de ce genre de style un peu chick-li, pourquoi pas.

Helran

[Livre] 1275 âmes de Jim Thomson

Posted by Helran | Posted in Arts et Cultures, Livre et BD | Posted on 04-01-2012

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Qui dit nouvelle année dit nouveau challenge lecture avec le fameux ABC 2012 dont j’ai déjà fait un article à ce sujet. J’ai donc commencé par lire 1275 âmes de Jim Thomson et je n’ai pas spécialement apprécié ce polar.

On se retrouve en pleine Amérique profonde dans le comté de Pots où réside un shérif Corey rednek (beauf) comme ses habitants mais qui en plus n’en fait pas une. Il ne joue pas son rôle de Shérif comme il le faut, au contraire, il fuit tout problème qu’un shérif se doit de résoudre. D’autant plus que sa femme est horrible et le traite de tous les noms et comme un moins que rien. Sans oublier son beau-frère qui vie avec le couple et qui est attardé et passe son temps à reluquer par les nanas par leurs fenêtres. On se retrouve à une période de l’Amérique où les noirs sont traités comme des moins que rien, comme des êtres sans âme et sans considération, un nègre vaut rien comparé à un blanc et encore plus à Pots où les gens sont de gros beaufs et où les mecs sont des ivrognes et battent leur femme.

Sauf que le shérif Conrey, en plus de devoir gérer son horrible femme et son beau-frère, doit aussi gérer deux maîtresses possessives et penser à l’élection du shérif dont il doit assurer sa réélection, car il ne sait rien faire d’autre qu’être payé à rien faire. Alors que tout le monde le prends pour un moins que rien incapable, trop gentil, trop bon, trop con, il a décidé que la situation allait changer. Il allait enfin agir et faire quelques choses. S’en suit une série d’évènements  machiavéliques planifiés et préparés plus ou moins à l’arrache.

Je n’ai pas aimé spécialement ce livre. Tout d’abord le style d’écriture, comme la narration est à la premier personne, toute la première partie du livre est écrit à la rednek, imaginez un beauf qui vous parle avec des tournures de phrases et expressions bizarres dont la syntaxe n’est pas très respecté, sans compter les mots à moitié avalé et les répétitions. Bref, ça m’a vraiment ennuyée, heureusement plus tard dans le livre, il se met à parler bien mieux suite à une remarque d’un des personnages principaux.

La succession des évènements et le rythme sont bons et malgré ce style en début de livre, il reste simple et lisible sans soucie. Les personnages sont détaillés et soit on les aime, soit on ne les aime, mais on se rend vite compte qu’ils sont tous mauvais que ce soit dans le fond ou sans vraiment le faire exprès. J’ai l’impression que c’est un peu là que veut en venir le livre. Peut-on accepter certains faits des uns, car leurs victimes sont pires qu’eux ? (ce qui accessoirement voudrait dire dans le monde actuelle, peut-on accepter la peine de mort parce que les personnes qui sont dans le couloir ont fait des choses atroces ?) Mais aussi on se rend compte que finalement, et en tout cas dans le livre, il n’y a jamais vraiment qu’une seule personne impliquée, bien au contraire que ce soit entre la réussite à faire porter le chapeau sur les autres, ou bien à se décharger du boulot en le faisant faire, par la création d’une situation propice, par quelqu’un d’autre sans qu’il le sache, ou encore en étant témoin. Donc cette partie philosophique ne me déplait pas, mais c’est la façon dont elle est amenée, trop lentement, mal exploité à mon goût surtout parce qu’à la fin du livre on a des explications et révélations sur et par le shérif Conrey, qui sortent un peu de nulle part et au dernier moment. Il finit donc par mener une réflexion sur ces interrogations et en justifie certaines réponses et actes de la pire des manières qu’il soit à mon avis (je ne spolerais pas).

Au final, on ne se retrouve pas dans un polar où il y a des enquêtes, mais dans un genre où l’on suit des plans machiavéliques d’un homme et les réflexions humaines qui vont avec. Un style d’écriture très beauf (vu qu’on suit les réflexions, pensés et dialogues de beaufs) qui s’améliore. De l’action et des personnages qui ne nous laissent pas indifférent, donc pas d’ennuie à la lecture du livre, mais l’ensemble n’agit pas, ça reste fade. J’ai lu ce livre, comme j’aurais lu le bottin, sans y porter intérêt tout le long, sauf pour écrire cette chronique, si je n’avais pas eu à le faire, je n’aurais même pas menée de réflexion sur ce livre, l’expédiant directement aux oubliettes. Finalement, c’est une sorte de thriller sans la partie enquête et traque du suspect et c’est peut être ça qui a rendu cette lecture fade à mon goût.

Sinon, il y a des expressions assez marrantes comme : « En moins d’une minute, elle vous a retourné, empaqueté et ficelé Lennie au point qu’il serait incapable de retrouver son cul, même si on y avait attaché une clochette. »

Aussi, une idée reçue s’est retrouvée dans le livre. Quand on meurt, les poils et ongles ne continuent pas à pousser, c’est la rétractation de la chair et sa déshydratation qui rendent les poils et ongles plus visibles et apparents.

Enfin quelque définition de mot que je ne connaissais pas : Calte = Fuir ; Boulingrin = (jardinage) Rectangle allongé, entouré de bordures et de pentes artificielles. Mérinos = Race de mouton ou le textile dont il est issu.

Helran

 

Mon expérience de lectrice d’ebook

Posted by Helran | Posted in Arts et Cultures, Blabla, Livre et BD, Mon univers | Posted on 03-01-2012

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Voilà maintenant plusieurs mois que je suis devenue férue de lecture grâce à l’ebook. Le livre ne me plait pas. Il est parfois lourd, parfois encombrant, pas pratique à lire dans certaines conditions, il se détériore, etc. Je me suis donc rendue compte que si j’avais abandonné la lecture, c’est à cause du support et non de la lecture en elle-même. Ce n’étais pas tant d’aller à la bibliothèque à la recherche de livre, bien au contraire, mais de rentrer le sac lourd de livre et bd et ayant un temps restreint pour les lires. L’achat de livre n’a jamais été mon habitude contrairement à l’emprunt à la bibliothèque. Je lie le livre et le rends, je n’ai pas à m’encombrer la place avec des livres que je ne relirais plus, ni d’acheter une bibliothèque pour ça. Je n’ai pas cet engouement que certain ont pour le livre en tant qu’objet, perso, il m’indiffère et à tellement d’inconvénient comparé à l’ebook.

Alors que certain s’efforce à dire que l’ebook à pour inconvénient de faire mal / fatigue les yeux, donc que lire un ebook n’est pas agréable. Je voudrais, avant de parler un peu plus de ma façon de lire l’ebook, remettre en place certaine idée reçue concernant l’ebook. Il n’est pas plus désagréable à lire qu’un livre classique, tout dépend avec quelle machine il est lu. C’est de là que la confusion vient, ainsi que la méconnaissance en termes de Reader (liseuse). Lire un livre via un ordinateur est pour moi infaisable, fastidieux, pas agréable et chiant. Lire un article de journal en ligne ça va, lire quelques pages de pdf d’un article scientifique, ça va. Lire un ebook de plusieurs centaines de page, non. En plus d’être scotchée devant l’écran les mains vides, l’écran d’ordinateur n’est pas adapté à la lecture d’ebook du tout, sans compter les reflets du soleil sur l’écran etc, qui rend le tout encore plus fastidieux. Il en est de même pour les tablettes en général, certes plus pratique, elles ne sont toujours pas adaptées à la lecture d’ebook. Au final, seul les liseuses à la technologie E-Ink le son. Dans ce cas, rien ne diffère de la lecture d’un livre. Il est donc plus logique de se faire un avis sur l’expérience d’utilisation de l’ebook via une liseuse que via un ordinateur ou une tablette non adaptée qui donneront forcément une mauvaise expérience.

Ceci dit, la lecture via des tablettes et smartphones, n’en est pas forcement horrible, certes pas adaptée mais pas non plus dérangeante. En tout cas pour ma part. Je préfère d’ailleurs lire via mon smartphone (qui est un samsung galaxy spica) que via ma tablette android (qui par contre me sert à lire les B-D et Comics, infaisable sur le smartphone ayant un écran trop petit). Tout simplement car l’objet est moins volumineux, moins gros et moins lourd. Il est pour moi pas dérangeant et même agréable de lire via mon smartphone ou ma tablette (pour peu que je n’ai pas le soleil qui tape dessus, là je me rends compte qu’une liseuse c’est vraiment ce qui a de mieux), sauf que via mon téléphone, je peux plus aisément l’emmener partout et le lire dans toute circonstance. C’est plus ennuyant de lire dans un lit avec une tablette (et pourtant j’en ai une de 7’’ seulement), surtout si comme moi, vous vous tournez toutes les trois minutes. Il est aussi plus simple de dégainer mon smartphone dans les transports en commun, dans les salles d’attentes etc, qu’une tablette.

Il y a évidemment des inconvénients du à sa non adaptation à la lecture de livre électronique (pas de technologie e-ink). Malgré les modes nuits des applications de lecture d’ebook, la possibilité de changer le contraste et les couleurs de fonds/écriture, ça reste fatiguant à l’œil, surtout après une journée pleinement passé devant un écran d’ordi. Donc il m’arrive souvent de m’endormir le smartphone à la main par fatigue des yeux, qui se ferment tous seuls, qui ne veulent plus s’ouvrir et continuer de lire. La taille de l’écran joue aussi pour beaucoup la dessus, le galaxy spica a un écran de 3,2’’, donc petit pour la lecture. Heureusement on peut ajuster la taille de la police de texte et on se retrouve avec ¼ d’une page d’un livre sur l’écran de mon téléphone afin que se soit pas trop petit et désagréable à lire, mais tout de même rester concentrée sur un petit appareil fatigue l’œil. Ce problème est d’ailleurs bien moins important sur ma tablette dont l’écran fait 7 ». La taille du support est donc pour principal inconvénient dans mon cas de lecture et ce qui fatigue le plus les yeux.

J’ai donc, malgré tout, une expérience positive en matière de lecture sur smartphone (plus que tablette, plus pour des raisons pratiques que de lecture). Je ne recommande peut être pas de se faire un avis sur la lecture de livre numérique via un appareil non adapté car ça fausse l’expérience, car cela me convient, mais ce n’est pas du tout dit que ça le sera pour vous. Ceci dit, j’aimerais tout de même une lisseuse, car plus adapté et la taille de l’écran étant du 6’’ (j’en ai vu une à 5’’, ça se serait l’idéal) donc on se retrouve entre mon téléphone et ma tablette, donc ça reste dans l’ordre du tenable dans mes petites mains, la tablette 7’’ étant déjà trop grande pour mes petits doigts boudinées. Sauf qu’il y a toujours des choses qui me font fuirent par exaspération, comme le manque de slot micro SD, pas de wifi, ou encore pas la possibilité de lire les fichiers au format ePub ! Je ne suis donc pas prête d’en acheter une pour le moment, la seule bonne chose est que les prix des Reader a bien baissé grâce à la forte concurrence. Puis comme pour le moment, je suis satisfaite de mon smartphone comme reader, j’attends vraiment de trouver mon bonheur en termes de liseuse plutôt que d’en acheter une maintenant qui ne correspond pas à tous mes critères.

Helran

[Livre] Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ? de Pierre Bayard

Posted by Helran | Posted in Arts et Cultures, Livre et BD | Posted on 03-01-2012

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Si je me suis lancée dans la lecture de cet essai, c’est uniquement pour son titre qui m’intrigué : Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ? de Pierre Bayard, dont je n’ai lu aucun de ses autres livres.

Malheureusement, j’ai vite déchanté car cet essai est très long et longuet à lire et j’ai finalement appliqué avec joie pour me défaire de cette lecture terriblement ennuyeuse, la non-lecture en parcourant ce livre.

Essai où Pierre Bayard nous explique les différents types de non lecture (livre non lu, parcouru, oublié, non lu mais dont on lit les critiques), quelques cas pratiques et enfin quelques idées sur comment parler d’un livre dont on n’a pas lu (ne pas avoir honte etc). Sauf que l’auteur tourne tellement autour du pot en illustrant chaque idée et chapitre par de très longues histoires et situations tirées d’autre livre, avec des gros détours et des longueurs à rallonge, que ça en devient vraiment fastidieux. Si les exemples avaient été plus brefs et allant au vif du sujet sans les parties inutiles, la lecture aurait été déjà plus agréable.

Quoi qu’il en soit, et même si on s’est tous retrouvé dans les différents cas de non-lecture à commenter car on a tous des livres dont on commente et parle alors qu’on ne les a pas lu ou parcouru ou juste en se basant sur ce que les autres en dise, je ne suis pas d’accord avec son essaie. Au contraire, c’est même finalement dangereux, car parler de livre dont on ne connait pas le contenu est le meilleurs moyen de faire naitre des idées reçues totalement fausses ou de la désinformation par simple omission ou mauvaise interprétation du peu lu ou pire de ce qu’un non-lecteur en rapporte (phénomène de téléphone arabe). Ce dans le cas où les personnes parlent du livre en lui-même, car finalement on retrouve aussi dans cette essai l’idée de parler et de brasser du vent en mentionnant d’autre fait qui pourrait rappeler l’idée du livre ou parler de l’auteur, bref en abordant absolument pas le livre dont il est question.

Au final, cet essai, dont je ne suis pas d’accord, est long et fastidieux à lire pour au final se retrouver sur un thème pas si intéressant que ça. Car au final, je lie pour le plaisir de lire et non pour épater la galerie ou montrer une quelconque sorte de supériorité à affirmer haut et fort d’avoir lu les grands classiques ou autres livres qui se « doit » d’être lu.

Helran

[Livre] Mortelle est la nuit d’Isaac Asimov

Posted by Helran | Posted in Arts et Cultures, Livre et BD | Posted on 30-12-2011

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J’aime bien la S-F et je me suis dit qu’il fallait que je lise du Asimov un des maitres incontestés de la SF. J’ai commencé doucement histoire de voir si j’aime le style avec deux nouvelles : Mortelle est la nuit précédé de Chante-Cloche. Qu’est-ce que j’ai aimé ! De plus je ne savais pas que ces deux nouvelles étaient en fait un mélange de Polar et de Sciences-Fiction, deux genres que je surkiffe avec en plus le Thriller.

Je ne vais pas aller dans les détails des nouvelles, car elles sont courtes et je n’ai pas envie de les spoiler. Chacune des nouvelles republiées sont précédées et succédées d’une note d’Asimov, rectifiant les faits scientifiques de ses nouvelles publiés il y a bien longtemps (1954 pour une en tout cas).

On commence avec Chante-Cloche, une histoire de vol de Chante-Cloche, une roche, sur la Lune et d’un meurtre qui s’en suit. Sauf qu’un inspecteur sait qui est l’auteur mais ne peux absolument pas le prouver, il ira voir le renommé extraterrologiste Dr. Urth, dont j’adore le personnage (j’espère que je vais trouver d’autre nouvelle où il est présent) pour l’aider dans son enquête.

La deuxième nouvelle, Mortelle est la nuit, concerne une histoire de potentiel meurtre et vol de document parmi 5 anciens collègues universitaires d’astronomie lors d’une conférence du même thème. Encore une fois, Dr. Urth bien au fond de son canapé sera là pour mettre la vérité au jour.

Le style est simple et efficace tout en ayant un certain niveau de détails techniques scientifiques. Je me demande si c’est parce qu’il a été aussi biochimiste (donc scientifique) qu’il écrit aussi simplement, concis et efficacement (chose généralement demandé au scientifique). Quoi qu’il en soit, rien n’est lourd dans cette lecture. Peut-être que le coté détails astronomiques/physiques peut en rebuté certain (comme j’ai pu le lire sur une critique au moins), mais en tant qu’amatrice d’astrophysique depuis que je suis toute petite, ça m’enchante vraiment son style.

Enfin sur la forme, j’ai rien à redire non plus, même si la révélation et l’entrée du Dr. Urth se fait uniquement tout à la fin de la nouvelle, le reste n’en reste pas moins chiant au contraire. Les faits sont plus ou moins détaillés mais sans fioritures et la succession d’évènement est logiques.

Bref, j’ai plus que plus que plus qu’adoré ! Je vais vraiment m’attaquer à profondeur à cet excellent auteur qu’est Isaac Asimov !

Helran