Hier fût une journée non prolifique

Posted by Helran | Posted in Au labo, Blabla, Finlande - Helsinki, Mon univers | Posted on 02-02-2012

0

Hier = journée non productive. Le pire est que ce n’était même pas de la procrastination. Il y a des jours comme ca, ou rien ne marche ou ne vaut et donc on ne peut rien faire (ou presque).

  1. Journée electrophy au labo, j’anesthésie le rat…. il ne dort pas. J’attends un peu, je re-anesthésie la bête… il ne dort toujours pas. Je ne peux pas lui injecter plus d’anesthésiant, sinon il y a de forte chance qu’il meurt. Je décide de remettre ca au lendemain, je n’ai pas le choix.
  2. Je voulais aller me prendre des boites de gant en vinyle, à l’étage du bâtiment, mais il me faut l’accord de mon chef. Impossible de le trouver, il doit donner des cours. Bon bah je demanderais demain.
  3. Je voulais analyser les résultats précédents et pour ce faire, il faut que je transfère les données de l’ordinateur de la salle de physiologie pour les mettre sur mon ordi. Sauf que ma clé USB a mourut, elle n’est plus du tout reconnu par aucun ordinateur. Je n’en ai pas d’autre. Je vais donc faire un tour au secrétariat, elle en a à donner. Post-it sur sa porte, absente une partie de la journée. Je ne peux pas transférer les donnés et ne peux les analyser avec l’ordi où elles sont stockées.
  4. Je fais le tour de pubmed et trouve une super review de ouf sur ma thématique et même que ma publie est parmi les références. Super, on a accès au journal etc. Sauf que l’article n’est pas encore disponible à la lecture sur le site du journal. Donc en gros, les mecs ont foutu l’abstract etc alors que le papier n’est pas accessible.

Du coup, je suis rentrée chez moi tester le jeu Anno 2070.

Helran

Les joies de l’open-space

Posted by Helran | Posted in Au labo, Finlande - Helsinki | Posted on 05-01-2011

1

Les opens sont un peu le summum de l’anti-concentration. Je ne dis pas que c’est le mal absolu. Mais voila, l’open-space ça a plein de désavantage tout de même. D’ailleurs en voici une petite liste tirée du vécue et super bien dessinée en plus xD. Autant quand ça arrive rarement ça va, mais quand c’est souvent, ça fait chier et quoi qu’il arrive m’empêche de me concentrer!

Les joies du Téléphone

Le problème du téléphone en open-space ce n’est pas tant le faite qu’il sonne fort ou que quelqu’un réponde mais que la personne squatte toute la journée au téléphone/skype/etc en parlant, parlant, parlant, parlant, fort des fois, riant, fort des fois, criant, fort des fois, parlant parlant. Nan mais sérieusement, ta gueule, je veux me concentrer. Parle ok mais doucement, je t’entends à l’autre bout!

Les joies odorantes de la bouffe

Le problème n’est pas tant la bouffe, ramener une petite barquette de fraise ou de salade n’est pas dérangeant par exemple. Mais ramener un truc over odorant très souvent c’est pas possible! Je précise très souvent, car ça peut arriver qu’on n’ait le temps de manger et qu’on se retrouve avec un shandwich poulet curry ou une part de pizza surgelée chauffée dans un open-space, dans des cas rares quoi. Mais sérieusement, la bouffe qui pue ou qui donne over faim c’est juste pas possible!

Manucure et SPA

Il y en a, qui en plus de cumuler les joies de skype se font des manucure en même temps. Aller, va que je prends la poubelle, la pose par terre et commence à me couper tous les ongles (hors pieds, mais je suis sure, c’est limite si elle le fait)! Et ce n’est pas arrivé qu’une fois, encore aujourd’hui d’ailleurs. Alors ce qu’il faut savoir c’est qu’il existe des bruits qui m’insuportent au point d’en devenir folle et quitter les lieux avant de crier et courir partout comme dans le film Rainman. C’est sérieux ce que je dis. Le tic tic du coupe ongle m’insuportent. Quand je me coupe les ongles c’est déjà limite, mais alors quand j’entends le tic tic tic venir d’ailleurs, là c’est carrément plus supportable! ‘Tin mais fait ça chez toi bordel! Est ce que je me fait des masques de hareng fumer au labo?!

Les réunions d’amicalistes

Autant une ou deux personnes de passage rapide, discussion d’une demi heure et hop retour au silence, ce n’est pas dérangeant. Par contre, quand ça tourne au réunion d’amicale des chinois, ça devient carrément horrible. Je n’ai rien contre les chinois, mais honnêtement la langue chinoise, comme le russe et les langues latines/méditerranéenne me font encore plus saigner des oreilles qu’une mauvaise chanson de rap. La palme d’or revient à l’italien. Sérieux, je ne peux pas! Non je ne peux pas! Mais punaise, aller en salle de repos/cafet/etc au lieu de monopoliser l’espace sonore et empêcher toute concentration (ça vaut pour tout le monde, pas que les langues qui me font saigner)!

Il y a plein d’autre désavantages à être en open space, mais là, ils ne me viennent pas en tête. La liste est donc non exhaustive.

Helran

Aléas de labo #2 : L’appel du congélo presque oublié

Posted by Helran | Posted in Au labo, Finlande - Helsinki | Posted on 16-12-2010

3

Comme vous le savez, dans mes recherches, j’utilise le rat pour faire un modèle de douleur neurophatique périphèrique et en ce moment je fais de l’éléctrophysiologie (je vous en parlerai un de ces quatres). Du coup à la fin de ma longue journée (nuit) de manip, je récupère le cerveau que je concerve dans le formaldéhyde et je mets le reste du corps dans le congélo (oui je sais c’est super glamour et romantique comme job). Sauf qu’un jour, j’ai oublié de mettre le corps + tête du rat dans le congélo… je l’avais oublié sur la table (généralement je mets l’ensemble dans un gant en latex) avant de partir.

Je sors du building en pleine nuit, marche quelques pas, quand soudainement je me rends compte que j’ai oublié de mettre le rat dans le congélo et heureusement que je m’en suis rappellée! Car c’est les collègue le lendemain qui auraient été contents. Car, je vous laisse imaginer l’odeur d’un rat décapité en décomposition, j’ai déjà eu la « joie » de sentir un rat mort (non congelé) depuis plusieurs heures et je peux vous assurez que c’est à la limite du vomitif, c’est vraiment extremement nauséabonde. Bref, sympa l’acceuil au labo le lendemain, par une odeur si aggréable d’un corps en décomposition, la joie quoi.

Bref, un oublie sauvé inextremis!

Helran

Le dîner du thésard

Posted by Helran | Posted in Au labo, Finlande - Helsinki | Posted on 26-03-2010

4

Le dîner du thésard qui vie en laboratoire ressemble à ça :

Il existe quelque variante, comme le menu McDo : BigMac Menu XL + McChicken + Sunday sans nappage pour y tremper les frites. Ca marche aussi avec des lasagnes surgelés + M’n'Ms.

L’apport en caféine se fait surtout avec de thé et coca-cola zéro, mais peut être remplacé par du café + boisson énergisante.

Copenhague : 27-30 mars pour un congrès sur la physiologie

Posted by Helran | Posted in Au labo, Finlande - Helsinki, News, Sciences | Posted on 15-03-2010

4

Du 27 au 30 mars 2010, je serais à Copenhague pour le Joint Meeting of the Scandinavian and German Physiology Societies, j’y présenterais un poster de mes résultats. Résultats dont je vous parlerais plus tard.

J’ai reçu, tout comme ma collègue, 200 euros de travel grant, autant dire que ca ne couvre pas toute les dépenses (Vol + hotel) et même en cherchant des vols low cost et des offres d´hôtel à Copenhague, du coup on dormira dans le même lit (je ne lui est pas dit que je donne des coups et que si elle utilise plus de 10% de place, elle a de forte chance de se retrouver par terre de par ma faute, involontairement je précise) pour économiser les frais au maximum. Punaise, d’un coté on vous dit « spread sciences » mais de l’autre on ne vous aide pas financièrement -_-

Au programme, poster et conférence en tout genre sur la physiologie. Mais aussi la super soirée Young FEPS Party. Déjà que ça me fait chier de louper Moonsorrow + Korpiklaani le 27 mars à Helsinki et qu’en plus je dois lâcher de l’argent de ma poche pour aller à ce meeting, juste pour ajouter dans mon CV que j’y ai présenté un poster…. autant vous dire que me retrouver entourer de jeune scientifique sur fond musical orchestré par des guguss qui reprennent du Tom Jones et du Elvis Presley m’enchante guère.

Mais j’ai tout prévue. Manque de peau, il n’y aura pas de concert de métal sympa pendant mon séjour et je loupe Eluveitie de quelque jour, vu que le 1 et 2 avril, il y a le Copenhague Metal Festival :( Toute fois, proche du congrès, il y a le café Valhalla, un bar métal à l’ambiance viking !

Autant vous dire que si je n’y met pas les pieds même quelques minutes, je serais radiée du Vahlalla à vie (oui je sais cette phrase ne veut rien dire, vu qu’on va au Vahlalla, si on meurt au combat). Du coup, 3 possibilités s’offrent à moi : 1- Je réussi à trainer ma collègue (non métaleuse) dans ce bar. 2- Je trouve de charmant viking scientifique (je rappelle que c’est un congrès germanique/scandinave) que j’arrive à amener volontairement dans ce bar. 3- Dernière possibilité, j’y vais seule. Bon quoi qu’il arrive j’irais mettre les pieds dans ce bar ! Le must serait accompagné de viking et le pire toute seule !

Bref, tout ça pour vous dire, que je ne blogguerais…. euh hééé hooo! Nan mais en fait je pense amener mon PC portable, pour être sur de ne pas me perde (bon je me perdrais forcement j’ai un sens de l’orientation encore plus faible que le zéro absolu, c’est dire), du moins vérifier où se situe le bar, etc.

Enfin, se sera la première fois que j’irais à un congrès scientifique et j’espère qu’il n’y a pas de « dress-code ». Quitte à me faire griller auprès des autres, je m’habillerais normalement, en jeans, comme en cuir, avec ou sans bracelet de force!

Conclusion : Je vous raconterais mon petit trip à København au Danemark !

Helran

Aléas de labo #1 : Bah! Il est où ton amygdale ?

Posted by Helran | Posted in Au labo, Finlande - Helsinki | Posted on 19-01-2010

1

C’est vrai que je vous parle peux, voir pas, de ma vie au labo sur le blog. Pour en savoir plus, suivez mon twitter et vous allez en goûter à du cerveau de rat.

Bon, ceci dit, je lance quand même une série d’article : « Les aléas de labo », histoire de vous donnez des petites anecdotes sur ce qui se passe au labo, notamment quand le petit farfadet du labo décide de gâcher ma journée ou mes expériences (bon si expériences ratées = journées ratées).

Bah! Il est où ton amygdale ?! Question que je me suis posée suite à coupe d’un cerveau. Pour information, on doit vérifier que la canule est bien insérée au bonne endroit. Donc on récupère le cerveau, le laisse baigner dans du paraformaldéhyde et on coupe, dans mon cas je coupe au vibratome (Grosso-modo, c’est comme chez le boucher mais avec des tranches beaucoup plus fine).

Comme je n’avais qu’une structure à vérifier, j’avais coupé aux extrémités du cerveau pour garder juste la partie que je voulais couper en fine tranche : l’amygdale (pas celles au fond de la gorge -_-). La plus part du temps, tout y est, il n’y a pas de raison qu’il manque un bout, sauf qu’il y a quelque temps, un cerveau de rat m’a bien surprise ! Il manquait l’amygdale et une bonne partie du système limbique de l’hémisphère gauche. Pour faire simple, il y avait un trou et semble-t-il une légère atrophie du cortex du même hémisphère ! Ne me demandez absolument pas à quoi c’est dû, si c’était d’origine sur la bête ou non, je n’en sais rien. Mais j’étais bien étonnée ! Du coup, j’ai supprimé les résultats que j’avais, il n’y avait pas de changement entre les différentes concentrations de la drogue et la solution saline, ce qui est finalement normal. Mais bon ça fait quand même des données en moins et quand on essaye de limité le nombre de rat a utiliser, ca peu poser problème. Dans le sens où il faut refaire des manips et donc ça entraine une perte de temps.

Bref, c’est encore la faute à un petit farfadet des labos, j’en suis sûr !

Helran

Comment poser une canule dans le cerveau d´un rat

Posted by Helran | Posted in Au labo, Finlande - Helsinki, News, Sciences | Posted on 04-12-2009

8

Je vous avez déjà parlé des différentes expériences que je fais au laboratoire. La chirurgie SNI pour induire une douleur neuropathique, le test des filament de Von Frey pour mesurer les seuils de retrait de la patte et le test d´évitement de place pour évaluer la douleur émotionnelle.

Aujourd´hui je vais vous apprendre à mettre et fixer une canule dans le cerveau d´un rat. Attention, faudra mettre la main dans le cambouis, c´est très manuel. Je vais vous le faire façon recette de cuisine.

1- Anesthésier un rat. Etape la plus important vous vous doutez bien. J´utilise du pintobarbital, d´autre labo utilise un mélange de kétamine-xylasine. Vérifier bien que le rat soit anesthésié. Un pincement de la patte et s´il n´y a pas de reflex, le rat dort comme il faut et ne sentira rien, dans le cas contraire attendre un peu ou réinjecter un peu d´anesthésiant (mais faite gaffe à la dose ca peu être mortel) ou reporter la chirurgie.

2- Raser la tête du rat. Une chirurgie sans poil qui gène c´est quand même plus pratique. Une bonne tondeuse piquée discrètement chez votre coiffeur préféré devrait faire l´affaire.

3- Mettre le rat dans le cadre stéréotaxique. Pour faire simple, 2 barres d´oreilles et une barre d´incisive permettent de maintenir la tête du rat pour qu´elle ne bouge plus. Vérifier que la couverture chauffante chauffe mais pas trop quand même (sauf si vous avez une faim de loup… c´est peut être bon du rat grillé).

4- Ouvrer le scalp pour mettre a découvert le crane. Bien mettre en évidence les sutures du crane, en grattant/enlevant toutes membranes qui les masqueraient.

5- Après avec récupéré les coordonnées de  la structure dans laquelle vous voulez implanter votre canule, dans un atlas de coordonnées stéréotaxiques. Vous allez pouvour vous repérer facilement grâce aux sutures du crane. Le Lambda et Bregma étant les références/point de départ pour vous situer. Voici une illustration d´un crane de rat (évidement dans la pratique, on ouvre juste au dessus du crane).

Crâne de rat

6- Percer avec une sorte de fraiseuse (volé chez votre dentiste si vous n´êtes pas sponsorisé par Castorama ou Leroy Merlin), un trou là où vous désirez insérer la canule. Faire un deuxième trou non loin pour y visser une vis, cela permettra de maintenir la canule grâce au ciment dentaire qui se logera sous la vis. Cette photo vous permet de voir la taille des canules et des vis qu´y sont utilisées.
Taille cannule et vis pour rat

7- La vis vissée, insérer la canule jusqu´à la profondeur voulue grâce au micro-manipulateur (la bête en photo).

8- Mettre du ciment dentaire (si déjà vous volez la fraiseuse chez votre dentiste, pensez á prendre de quoi faire du ciment dentaire) pour fixer la canule et attendre que cela sèche. Puis enlever le micro-manipulateur.

9- Suturer (faite les tiroirs de votre grand-mère, il devrait bien y avoir une bobine de fil et une aiguille) et remétrer le rat dans la cage.

Il faut bien vérifier le long de la chirurgie, que le rat dort bien. Un pincement de la queue ou de l´oreille, s´il a un reflex, c´est que le rat commence doucement mais surement à émerger. Donc il faut remettre une petite dose d´anesthésie.

En fait scientifique c´est un job multicompétence… au la fin de ma thèse je pourrais postuler dans à peu près tous les jobs xD

Helran

P.s.: Je règlerais les problème d´accent, de c cédille et d´orthographe plus tard, car j´ai un clavier finlandais.

L'expérimentation animale

Posted by Helran | Posted in Au labo, Finlande - Helsinki, News, Sciences | Posted on 02-08-2009

12

@Playmogeek c’est ma muse scientifique :) Il me passe des liens en rapport de loin ou de près avec les sciences que je commente sur twitter et en final j’en écrit un billet sur ce blog, car 140 caractères c’est quand même court.

Aujourd’hui il m’a envoyait le lien du comité pro anima (anti vivisectioniste) qui apportent des arguments que je trouve contestable.

Ce qu’il faut savoir, c’est que lorsque l’on fait de la recherche sur des animaux vivants, dans mon cas le rat, on est soumis à une autorité éthique et à des règles éthiques. On ne fait pas n’importe quoi, n’importe comment avec des animaux et encore heureux. Bien que j’utilise des rats et qu’en plus j’étudie la douleur, je peux vous assurez que je ne maltraite et ne torture pas mes rats bien au contraire. Mon directeur de labo et mes collègues sont d’ailleurs étonnés de voir à quel point j’ai un sens éthique développé. Ils sont aussi étonnés à chaque fois de voir à quel point je manipule mes animaux avec soin.

Un cas très flagrant concerne l’insertion de la seringue dans la canule (implantée dans le cerveau du rat). Mes rats sont tellement habitués à moi, que j’insère la seringue à une seule main. Avec ma deuxième main, j’ai les doigts posés sur l’animal mais je ne sert pas, c’est réellement juste posé ou caressé, ces rats ne sont pas stressés. Je les pose sur la table et prépare ma seringue. Aucun ne cours se cacher, aucun n’est pétrifié, ils gardent leurs curiosité. Puis vient la manipulation, ils sont habitués, ils savent que lorsque ma main gauche est posé sur leur dos c’est que je vais injecter la substance (avec ma main droite) et donc ils arrêtent de bouger, dès que j’enlève ma main gauche, ils redeviennent curieux et sniff les alentours.

Voila comment je traite mes rats ! Mon directeur on voyant ça m’a dit « Ah bah avec toi, le facteur stress est absent » et mon collègue me racontait, qu’il avait déjà vu des équipes où ils étaient à 2 pour faire ça, 1 qui tient le rat et 1 qui insère la seringue !! A deux, vous imaginez le niveau de stress que doit subir l’animal !!

Bref, tout ça pour vous expliquer que ce n’est pas parce que l’on fait de l’expérimentation animale qu’on est cruel et sanguinaire !!!

A vrai dire je voulais surtout vous parlez des différents points qu’aborde le site web sus-mentionné. Il y a évidement des choses indéniables, un rat n’est pas un être humain mais c’est tout de même un mammifère. Donc certes certaines molécules qui ont un effet donnée sur le rat ne l’aura pas ou aura un différent chez l’être humain. Mais ce n’est pas non plus toujours le cas contrairement à ce que laisse penser ce site. De tout ça il en résulte qu’un modèle animale n’est évidement pas parfait et ne peux jamais reproduire tous les aspects d’une pathologie donnée, mais des critères sont obligatoires pour valider un modèle afin qu’il soit le plus proche de la pathologie humaine, mais je ne m’attarderais pas sur ces critères.

Ensuite, ils parlent de moyen pour remplacer l’animal. C’est l’un des principes de la règles des 3 R (réduire, raffiner, remplacer) en éthique. Favoriser le modèle mathématique puis les cellules puis l’animal en entier quand il n’y a pas le choix. Le problème lorsque l’on fait des neurosciences et qu’on aborde l’aspect intégré (exemple la douleur, la dépression, la schizophrénie, l’addiction etc), l’animal dans son entier est nécessaire et obligatoire. Si on se base sur les neurosciences, il parle de technique d’imagerie comme l’IRM ou le PET, alors oui cela est non invasif et apporte des données importantes, mais en aucun nous permettent de voir l’effet d’une substance sur l’activité neuronal par exemple.

Dernier point, il parle d’utiliser l’homme (en faisant référence au technique d’imagerie ou d’analyse chimique) ou des cellules humaines en cultures. Encore une fois le problème de l’in vitro ce pose, car une cellule isolé répond d’une façon à une drogue mais pas forcement de la même manière lors qu’elle est dans un tissu, dans un organe, dans un corps entier. Puis encore une fois, dans le cas d’étude et de perspective thérapeutique dans certain domaine des neurosciences, pour étudier une pathologie ou l’effet d’une substance, il nous faut insérer des électrodes, des canules, stimuler des neurones etc. Doit-on utiliser l’humain ? Sachant que pour valider les travaux il faut vérifier que l’électrode et la canule soient placées au bonne endroit, je vous laisse donc deviner la finalité.

En conclusion dans certain domaine scientifique on ne peux se passer de l’expérimentation animal, c’est nécessaire, indispensable et obligatoire. C’est à nous de prendre soin de nos animaux et de tout faire pour qu’ils ne souffrent pas, d’ailleurs, un animal de laboratoire, en tout cas les miens, ne souffre pas. Enfin, le site, n’arrête pas de dire qu’une molécule donnée ne fait absolument pas la même chose d’une espèce à l’autre, ce qui est assez faux. Certes dans certain cas mais pas dans tous. Exemple les antidépresseurs, les antidouleurs etc.

Helran

Avoir de la moule c'est cool mais faut-il encore la chercher

Posted by Helran | Posted in Au labo, Finlande - Helsinki | Posted on 31-07-2009

11

Il ne me semble pas vous avoir parlé du labo, comment je l’avais trouvé et dans les conditions dans lesquelles je travaille, ou alors extrêmement vaguement. Si déjà je passe mon temps à vous raconter ma vie, autant aller jusqu’au bout.

Je fais partie de ce qui disent « avoir de la moule c’est cool mais faut-il encore la chercher » (expression qui vient tout juste de pondre sans réfléchir). Mais en fait cette expression résume bien ma vie.

Parmi la promo de neurosciences (les 2 parcours confondus), on était que 3 à partir à l’étranger sur une 30ène. Deux en Suisse (quand on habite l’Alsace, ce n’est pas non plus le bout du monde) et moi en Finlande (d’après ce panneau c’est à 2000 km de Strasbourg, pas si loin que ça en fait). Beaucoup de raison m’ont poussé à partir. J’ai toujours voulu découvrir un autre pays notamment la Finlande et surtout vivre ailleurs, autre chose, me dépayser, bien que j’aime beaucoup Illkirch. Mais j’ai aussi assurée mes arrières. Très peu de bourse de thèse sont attribuées (sur les 20 attribuées, cette années, un tiers ont été décroché par la promo de neurosciences, bravo les gars :) ) et me connaissance et surtout connaissance mon comportement à l’oral, j’étais loin d’avoir mes chances d’en décrocher une. Bref, plus tôt que galérer à trouver un labo en fin de master, j’ai fait ça durant la première année de master pour mon stage de 5 mois en deuxième année.

C’est là que l’expression « avoir de la moule c’est cool mais faut-il encore la chercher » va prendre tout son sens, vous allez voir.

Je voulais cibler un labo qui étudie la douleur et un labo en Finlande (voir en Suède). Quelques jours avant mes recherches de labo répondant à ces critères, j’avais fait corriger mon CV et lettre de motivation par une prof d’anglais du CRL de la fac.

Google c’est mon meilleur ami, grâce à lui j’avais trouvé un premier labo dans une ville au nord de la Finlande, motivée j’ai envoyé un CV par email au directeur du labo.

Le lendemain soir, je tombais sur plusieurs laboratoires en lien avec la douleur sur Helsinki, dont un où la thématique me plaisait énormément. J’hésitais à envoyer mon CV, car pour être honnête ma motivation de recherche d’un stage à étranger avait bien baissée en une nuit. Je pense que les chances de trouver un labo à l’étranger sans passer par un référant, donc à quoi bon perdre son temps ? Du coup j’étais allée me coucher. Finalement, 10 minutes après je me lève, allume le PC et me décide à envoyer ce fameux CV en me disant « c’est le dernier que j’envoie de toute façon sans un chercheur pour faire l’intermédiaire, je n’ai aucune chance« .

Résultat des courses, je n’ai jamais eu de réponse du directeur de labo chez qui j’ai envoyé mon premier CV. Par contre 3 jours après l’envoie du 2ème, je reçois un mail du directeur en question, avec des excuses pour avoir mis autant de temps à répondre, (je rêve, le mec s’excuse d’avoir mis 3 jours à répondre) et me dit qu’il est intéressée par ma demande de stage dans son labo.

De fil en aiguille, enfin de mail en mail, ce stage s’est confirmé avec en prime un sujet de recherche que je dois pondre !

Vous comprenez maintenant pourquoi je dis que j’ai de la moule, 2 CV envoyé seulement et une réponse positive. Mais en même sans se lancer à l’eau, jamais je n’aurais pu trouver cette opportunité. Deuxième coup de bol, j’ai pondu moi même mon sujet, j’ai amené les idées et mon directeur était là pour m’aiguiller et me guider dans la réalisation du projet. Au départ c’était un amas d’idée et de possibilité pour au final se focaliser sur l’une d’elles, ainsi que des techniques les plus appropriées. Chose que je suis là seule a avoir fait dans ma promos où les autres ont du choisir une liste de sujet donnée et définie par par les directeurs de stage.

Pour continuer encore plus dans la moule, il n’y avait pas d’échange erasmus univ d’Helsinki-univ de Strabourg. Du coup, j’étais allée voir le coordinateur erasmus lui expliquant mon cas. Il était ok pour ouvrir cette échanger et mouleuse que je suis, il a signé l’accord le jour (ou veille) de la deadline.

Enfin, la moule vraiment énorme, j’ai un directeur génial qui durant tout mon stage m’a prise pour une « chercheur en devenir » et non comme de la main d’œuvre gratuite. J’avais les horaires que je voulais. Du coup je venais vers 13h (Ne JAMAIS me réveiller le matin !!!), par contre je finissais tard, mais au moins c’était en accord avec mon rythme biologique. A cela s’ajoute, l’entière confiance, la possibilité de gérer entièrement mes recherches et surtout la possibilité d’écrire un article scientifique (avec mon anglais merdique -_-,  bon il l’a corrigé hein) en soumission (d’ailleurs ils font quoi ?) et accessoirement je bossais sans blouse ni gant… (oui je sais c’est gore de retirer un cerveau sans gant)

Pour finir et malgré mon niveau d’anglais très bas, il a accepté de me prendre en thèse.

J’avais signé pour 5 mois, me voila embarquée dans une thèse et donc plusieurs années dans ce labo que j’apprécie beaucoup et dans une ville que j’aime :)

Helran, grande mouleuse mais qui va la chercher

Tweetlab sur la vie en direct d'une thésard en neurosciences

Posted by Helran | Posted in Au labo, Finlande - Helsinki, News, Sciences | Posted on 23-07-2009

20

Twitter c’est sympa pour partager des moments, infos, pensées en 140 caractères (donc effort de synthèse à faire). Je me rappelle que lorsque j’étais au labo, je twittais souvent mes histoires laborantesques, entre mes rats qui ne voulais pas s’endormir et mes longues journées d’électrophysiologies, je partageais volontiers et avec joie (peut être pas pour les autres xD) ma vie au labo.

J’étais peut être entrain de « montrer la sciences entrain de ce faire » comme Enro en parle très bien dans son blog.

Mon but est juste de montrer ce qu’il se passe en dans la vie d’une thésard en neurosciences et en fait d’un chercheur en laboratoire. Ça peut aller du plus anodin au plus « pointu ». De l’ordre du « visible » comme un twitt sur le fait qu’un rat ne veut pas s’endormir, que je prépare mon rat à l’électrophysiologie, que j’ai trouvé un neurone qui communique. A l’ordre de « l’invisible », dans ce cas c’est plutôt ce qu’il se passe dans ma tête comme les moments de lassitude après 10heures de boulot sans résultats, les idées qui trainent dans les recoins de mon cerveau, ou juste des pensées au sujet de mes recherches et de ce que je vis. Je recommencerais donc à faire des Labtweet (que vous distinguerez par [Labtweet] ou [Labtwit] enfin avec une orthographe du genre) d’ici fin Août surtout.

C’est toujours « marrant » de voir la tête des gens quand je leurs dit que je fais des neurosciences. J’ai quasiment tout le temps le droit à un « Neurosciences… c’est quoi ? ». Alors imaginez quand je dis que j’enregistre l’activité d’un neurone….

Par contre quand je dis que j’étudie la douleur et qu’en plus je suis habillée en cuir, les gens me regardent bizarrement xD

A cela s’ajoute ce qui ne comprennent pas ce qu’est la recherche et la vie en labo. On les repèrent assez facilement dans les forums ou les commentaires d’articles de vulgarisation scientifique. Ce sont les premiers à dire (tant sur le net qu’en face de vous) « bah chercher c’est bien mais faut trouver ! » ou « On leur donne plein d’argent alors de quoi ils se plaignent » ou encore « ça sert à quoi ce que tu fais »… je vous laisse imaginer d’autre type de questions/remarques, puis si vous voulez pas trop vous fouler allez sur des journaux en ligne et les rares fois où ils parlent de sciences regarder les commentaires, c’est affligeant ! J’en avais déjà fait un article ou je répondais à deux commentaires écrits au sujet de l’utilisation des cellules souches embryonnaires. Non seulement on trouve (pas toujours ce qu’on cherchait au départ et inversement), le rapport salaire/heure est faible et si les recherches fondamentales étaient bannies parce qu’elles ne « servent » à rien, on ne vivrait pas dans le monde actuelle (allant de la technologie à la recherche médicale).

En fait, j’aimerais que ces gens me suivent (ou quelqu’un d’autre hein) une semaine au labo et ce rendent compte ce qu’est la vrai vie dans un laboratoire, non en fait il faudrait qu’elles soient là du début « idée et conception du projet de recherche » à  la fin « acceptation enfin de la publi ». Car ces personnes ayant la critique facile d’un univers qu’ils ne connaissent pas, seraient-elles prêtes ou accepteraient-elles de faire plus de 50 heures par semaines, venir certain week-end ou la nuit sans être payé plus (ni heure sup, ni heure payée double) et sans considération ? Encore je parle en tant qu’ancienne stagiaire (bon vu le labo ou j’étais je dirais plutôt « chercheuse en devenir », je m’en expliquerais surement dans un autre billet) et futur thésarde, donc la partie paperasse en moins.

C’est peut être et en fait surement à cause de ça que je fais des twitlab. A la fois car j’aime partager ce que je fais, « vulgariser » mes recherches et tenter d’expliquer ce qu’est réellement la recherche (surtout aux personnes sus-mentionnées) certes seuls les personnes qui me follow sur twitter les liront. Donc je ne pense pas que beaucoup de gens à l’esprit fermé qui osent dire « pourquoi paye-t-on des chercheurs alors qu’il nous faudrait des trouveurs » me follows, ou peut être qu’il en existe. En fait je n’en sais rien de ce que mes followers pensent de la recherche et des chercheurs. Mais si j’aurais réussi a « montrer » la réalité (en tout cas la mienne) de la vie en labo, mes twittlab auront été utiles.

Helran

P.s.: Les citations entre guillemets ont réèllement été dites ou écrites, malheureusement je n’invente rien.