Connaissant uniquement de nom, je me suis lancée dans la lecture d’un roman d’Amélie Nothomb, avec Acide Sulfurique. N’ayant pas lu le 4ème de couverture ni les critiques, je ne savais absolument pas dans quoi je me suis lancée.
Livre très court, apparemment 193 pages, j’ai lu l’ebook et j’avais vraiment l’impression que ça en faisait beaucoup moins. J’ai trouvé le style d’écriture simple à lire, d’autant plus que le livre est court, donc en gros, il se fini très rapidement et se lit d’une traite.
L’histoire et l’idée est intéressante et la façon dont elle est utilisée ne me choque pas. Ça parle de téléréalité et de ses dérives dont une nouvelle émission nommée « Concentration » dont le but est de faire une émission de télé-réalité qui reprend les conditions de vie dans les camps de concentration. Donc les téléspectateurs assisteront via leur écran à la vie et de mort de personnes qui ont été enlevé de manière au hasard durant une rafle dans les rues. Ces prisonniers se feront battre, injurier et laisser crever de faim par des Kapos qui ont accepté de jouer ce rôle. Parmi les Kapo, une sera attiré par l’une des prisonnières étant la plus belle du camp. En même temps l’audience est excellente mais apparemment pas assez pour les créateurs de cette téléréalité, il faudra trouver une idée pour grappiller encore plus d’audimat. La relation kapo-prisonnière sera impliquée dans l’issu final de cette télé-réalité.
Même si je suis entièrement d’accord avec l’idée qu’Amélie Nothomb véhicule dans son livre, dont voici des extraits :
« Je la déteste aussi, et pourtant beaucoup moins que le public. Je préfère celle qui me frappe à ceux qui me regardent recevoir sa hargne. Elle n’est pas hypocrite, elle joue ouvertement un rôle infâme. Il y a une hiérarchie dans le mal, et ce n’est pas la kapo Zdena qui occupe la place la plus répugnante. »
« - Je pense que les plus coupables sont les spectateurs, répondit-elle. – N’êtes-vous pas un peu injuste ? demanda l’homme. Les gens rentrent de leur journée de travail, ils sont épuisés, mornes, vidés. – Il y a d’autres chaînes, dit Pannonique. – Vous savez bien que le programme télévisé est souvent l’unique conversation des gens. C’est pour ça que tout le monde regarde la même chose : pour ne pas être largué et avoir quelque chose à partager. »
« - C’est parce qu’elle est belle, tout simplement. Elle aurait été moche, personne ne se serait soucié d’elle. »
Donc même si je suis entièrement d’accord, que le téléspectateur est finalement le plus responsable car sans lui pas d’émission de merde, émission de merde crée pour les merdes. Cela inclus aussi les personnes qui critiquent cette télé poubelle de merde mais qui la regarde tout de même.
« Le sommet de l’hypocrisie fut atteint par ceux qui n’avaient pas la télévision, s’invitaient chez leurs voisins pour regarder « Concentration » et s’indignaient : – Quand je vois ça, je suis content de ne pas avoir la télévision! »
Cependant l’ensemble de ce livre est fade et plat. Il y a deux personnages principaux et leur relation est fade et platonique. Concernant les autres personnages c’est encore pire. L’histoire est tout aussi plate. En gros ce livre ne possède aucun relief, tout est monotone et rempli de fadeur. Le contexte n’est pas du tout développer, on ne sait rien de ce qui les entoure, des personnes en elle-même. En fait, je trouve ça dommage que ce soit si mal raconter, je ne parle pas de la forme vu que le style est lisible sans problème, mais du fond qui est totalement absent. L’idée général (que je raccourcie à : la téléréalité c’est de la merde et ce qui la regarde sont cons) est présente et le message passe mais de manière vraiment platonique.
Helran