[Livre] Seigneur de lumière de Roger Zelazny

Dans la science-fiction, il y a pas mal d’auteur connue que je découvre progressivement. La découverte du jour est l’auteur Roger Zelazny avec le livre Seigneur de lumière, que j’ai trouvé excellent.

C’est l’histoire d’Hommes qui ont débarqué sur une planète et on acquit des pouvoirs spéciaux. Ils ont décidé de se prendre pour des dieux (en choisissant le panthéon hindou). Ils ont le droit de résurrection et de mort sur les autres Hommes, ils choisissent leur caste et décident en fonction de leur point de karma s’ils vont avoir le droit à un nouveau corps et être réincarné en un animal insignifiant. Ces dieux, qui sont avant tout des Hommes, oppriment les êtres humains, ils ne leur donne pas accès à la technologie (l’imprimerie n’est même pas encore découvert), ils les laissent dans l’obscurantisme total à la dévotion et l’adoration des dieux. Dans quel but ? Maintenir leurs avantages, aspects, attribut et pouvoir. Sauf que parmi ces premiers Homme, qui fût aussi un dieu, Sam (Mahatsamatman) boudhiste et accelérationiste, veut libérer les êtres humains de cette oppression et obscurantisme.

Comme vous le savez peut être, j’ai du mal avec les romans basés sur la religion, je pense notamment au space-opera en général. Mais ici, ce n’est pas vraiment une histoire de religion le problème, mais une histoire d’être humain et d’homme prêt à tout pour garder leur fesse bien chaude au « ciel » avec le pouvoir sur les autres. Se prendre pour un dieu et le faire croire à une population vivante dans un total obscurantisme, leur mentir et leur infliger la peur (avoir un bon karma permet une réincarnation en être humain et même augmenter dans les castes pour devenir un demi dieu) etc. Ça peut finalement, s’applique à tout, pas seulement à la religion, mais aussi à la politique ou même à (presque) n’importe qu’elle forum sur le web.

J’ai vraiment aimé l’utilisation du panthéon hindou car non seulement je n’y connais pas grand-chose hormis les noms des principaux dieux, mais en plus ce livre m’a donnée justement envie de m’y lancé pour découvrir cette mythologie.

Concernant l’histoire du livre, elle est riche et complexe et les guerres de fins sont excellentes (renversement de situation, changement d’allié/ennemi, pacte pour vaincre un ennemi commun etc). On est donc dans un excellent livre SF à base mythologique (et si j’ai bien compris, les références mythologiques sont exactes). Ceci dit, ce n’est pas une lecture simple, ce n’est pas forcement la complexité de l’histoire et du monde que développe Zelazny dans ce livre, mais le fait qu’un dieu peut avoir plusieurs noms et un même nom de dieu peut être utilisé pour différents dieux en fonction de l’avancé dans l’histoire. Du coup, il faut vraiment bien suivre le livre et éviter au maximum de le couper en petite partie de lecture (surtout essayer de lire par chapitre), sans quoi, il est extrêmement facile de se prendre dans l’histoire et les personnages et ce bien que le style d’écriture ne soit pas spécialement complexe ou difficile à lire.

En conclusion, c’est un excellent livre SF que je recommande, mais attention, il faut s’accrocher et suivre sans quoi il est facile de se perdre dans l’histoire et d’abandonner le livre. Donc ce n’est peut-être pas un livre pour ceux qui aiment uniquement les lectures « faciles », « légère » et « sans prise de tête ».

[Challenge littéraire] Fant’classique (illimité)

J’ai pas mal de Lovecraft à lire et je voulais aussi faire quelque Poe depuis pas mal de temps. Puis j’ai découvert le challenge d’Iluze, Challenge Fant’classique, en illimité (donc pas de temps ou limite imposée) sur livraddict.

Le but est simple, lire des livres fantastiques d’avant 1970.

Il y a 6 grades :

Le Golem : 1 livre
Frankenstein : 5 livres
Mister Hyde : 10 livres
Dracula : 20 livres
Satan : 30 livres
Cthulhu : 50 livres

Je me suis inscrite dans le grade Satan, bien sûr.

Accabadora de Michela Murgia

Grâce au partenariat Livraddict et aux Editions Points, j’ai pu lire Accabadora de Michela Murgia. Cela se passe en Sardaigne, dans les années 50 et c’est l’histoire de Maria une petite fille que sa mère adoptive donne à une vieille couturière au nom de Tzia Bonaria. Peu à peu Maria découvre que sa mère adoptive sort les nuits, elle découvrira par la suite le secret de Tzia et de ses virées nocturnes.

C’est en fait le titre qui m’a séduite, en plus du mystère qui s’y découle. Qu’est-ce que l’Accabadora. J’ai volontairement évité d’aller taper ce mot sur Google, sans quoi j’aurais été spoilé. Ceci dit, on comprend très vite ce que fait exactement Tzia Bonaria, l’Accabadora du village. Ceci dit, j’ai finalement été assez déçu par cette lecture dans son ensemble.

Bien que le style est agréable à lire grâce à sa simplicité (pas dans le sens péjoratif du terme) et que les chapitres sont courts, le fond reste très superficiel, où plutôt revête une trop grande pudeur qui m’a agacée. Je l’ai surtout senti à cause de l’absence de terme et mot, qui peut être reflète un très grand tabou chez l’auteur. Je pense à deux cas, d’une par ce que fait l’Accabadora. Il existe un terme, un mot précis qui décrit ce qu’elle fait, mot qui lance toujours le « pseudo » débat du « pour, contre, sous quelles conditions ? » Je dis « pseudo » débat, car de mon point de vue, ça devrait être possible de le faire dans les cas extrêmes, comme Bonaria le fait jusqu’en milieux du livre. Sinon, je pense aussi à la seconde partie du livre, on apprend qu’un fait tragique s’est déroulé et il est sous-entendu, on comprend ce qui est arrivé, mais là aussi, un mot très précis, parfois voir souvent tabou dans certaine famille où ça a eu lieu, n’est pas mentionné. Pourquoi tant de sous-entendu ou de définition sans en donner le mot ?! C’est vraiment ça qui m’a déplu dans cette lecture, trop de pudeur, trop de tabou.

Enfin les personnages sont intéressants, je n’ai pas eu d’affinité avec Maria, bien qu’elle semble attachante. J’en ai eu plus avec Tzia, surtout pour ce qu’elle fait et les crans qu’elle doit avoir pour le réaliser de telle façon (je me suis enfin renseigné sur wikipédia, car c’est assez « flou » la façon dont elle procède). J’ai détesté la mère biologique de Maria, au plus haut point. Je déteste ce genre de personne. Cette « mère » qui rejette son enfant, qui se demande pourquoi elle l’a eue et qui n’en veut pas car elle a déjà trop de bouche à nourrir (Maria est la 4ème enfant). Puis qui ne comprend pas pourquoi Tzia envoie Maria à l’école, qui d’ailleurs aime ça, et aime lire. D’après la mère biologique, elle est déjà allée trop loin dans ses études et en sait plus que ce qu’elle devrait (à ce moment, Maria est en 5ème) mais en plus de l’avoir abandonnée, Maria devrait l’aider à faire des gâteaux et sauter les classes, sans compter les moqueries de sa mère et autre sœur, car elle est allée le plus loin dans la scolarité, parce qu’elle est soit disant intelligente. Bref une famille de con arriérée. Heureusement que Tzia est là !

En conclusion, en plus de me faire sortir des moments de haine envers un type de personne que je déteste et de comporter beaucoup de flou et de « non-dit », cette lecture m’a plu tôt ennuyée dans son ensemble. Je m’attendais à plus de mystère suivi d’information/détails sur ce qui semble être une coutume sarde, sur l’Accabadora, mais en fait, les passages qui en sont le sujet, sont très courts et peu nombreux par rapport au reste du livre. Par contre le style est plaisant à lire.

[Livre] Eglise de Satan d’Arnaud Delalande

Quand j’ai commencé de lire l’Eglise de Satan d’Arnaud Delalande, je ne savais pas à quoi m’attendre. Une roman historique ou à un thriller contemporain avec des satanistes perpétuant des rituels ?! Et bien sachez que c’est un roman historique basé sur des moments/faits réels.

L’église de Satan, c’est l’histoire des croisades, des chrétiens de l’église catholique romane et leurs inquisitions contre les Cathares, aussi chrétien mais voyant la bible, le christ, dieu et le monde sous un autre aspect. Considéré comme hérétique, ils sont persécutés et tués, parmi des innocents et chrétiens du même type que les croisées, au nom de dieu. Dans ce livre on lit des lettres envoyées entre deux scientifiques, un archéologue et un historien qui déchiffrent les parchemins d’un certain Escrtille. C’est donc l’histoire d’Escartille que l’on suit à travers ce livre, de sa vie de troubadour, à sa conversation en cathare, et tous les horreurs et guerres qu’il a pu vivre au fil de sa vie, fuyant tant qu’il pût l’inquisition et le bûcher.

Ce livre est bien écrit, ceci dit je l’ai trouvé moyen dans l’ensemble. Plus précisément, je ne pouvais lâcher le livre sur certaine partie tellement que j’étais happée par l’histoire, alors que pour d’autres parties, je les ai trouvé ennuyantes et j’ai dû les lire en plusieurs fois. Ceci dit, je dois admettre que ce livre m’en a appris beaucoup sur les cathares et les croisés et leurs inquisitions, bien que l’histoire en elle même soit fictive, le fond religieux est réels. Ceci dit, je trouve dommage qu’il n’y ait pas eu plus de description des lieux. Tout ce passe au alentour de Carcassonne, Toulouse etc, n’y aillant jamais mis les pieds, j’aurais aimé découvrir ces lieux via le livre. Du coup, en lisant ce livre, j’aurais pu me croire en Alsace ou à peu près n’importe où avec de la forêt, des montagnes et des châteaux, si les noms des lieux n’avaient pas été mentionnés.

Enfin, ce livre me concerte dans mon « anti-religionnisme » mais aussi remonte à la surface que chaque religion a eu sa période noir, ses tueries et ses guerres au nom de dieu, chose que beaucoup semble oublier à l’heure actuelle. Au final, ce fût une lecture vraiment intéressante, très prenante par moment, ennuyant par d’autre, mais dans l’ensemble elle vaut le coup d’y jeter un œil à ce qui s’intéresse à l’histoire et aux religions en particulier.

[Livre] Air Froid de H.P. Lovecraft

Mon premier livre d’H.P. Lovecraft fût l’excellent L’Affaire Charles Dexter Ward. C’est donc avec joie, que j’ai lu hier soir dans mon lit en espérant me faire flipper à mort, surtout que l’hiver fait son apparition sur Helsinki et que j’avais froid, la nouvelle l’Air Froid. Sauf que malheureusement, j’en ai été très déçue.

Le point commun entre ces deux livres est la quête de l’immortalité. Ce qui est plutôt sympa, sauf que malheureusement dans Air Froid, je n’ai pas eu peur, ni de frisson, ni d’angoisse, ni de « je retiens mon souffle et écoute tous les bruits possibles pour être sûr qu’il n’y a pas un monstre quelque part », je n’ai pas laissé les lumières allumées et je n’ai pas couru comme une folle des toilettes jusqu’au lit et vice versa, lorsque je devais y aller.

C’est l’histoire d’un type qui loge dans un immeuble dont le voisin d’au-dessus est docteur, mais bizarrement il fait toujours froid chez lui. Un jour ce type va voir le docteur pour le soigné car il semble qu’il était très réputé. Puis il fait de plus en plus froid chez lui…

Sur 16 pages, nous avons une histoire fantastique, pas mauvaise, mais rien de bien transcendent ou qui fait froid dans le dos. Ça se lit vite. J’ai deviné ce qui se passé assez vite, ce qui n’est pas gênant si j’avais eu peur durant la lecture, mais ce ne fût pas le cas.  Le feeling n’est pas passé avec ce livre qui m’a laissée de marbre. Une nouvelle pas mauvaise mais pas effrayante ni horrifique et surtout très prévisible malheureusement.

La nouvelle est disponible sous différent format gratuitement par ebook libres et gratuits.

[Film] Dix petits Indiens

Il y a quelques jours et suite à la lecture des Dix petits nègres d’Agatha Christie, j’ai visionné le film And then there were none du réalisateur René Claire. Film en noir et blanc, sortie en 1947 et adapté du roman d’Agatha Christie.

Je me suis laissée prendre au jeu jusqu’au ¾ du film. Beaucoup de similitude, des dialogues identiques et dans l’ensemble ça suit le livre. Evidement j’ai repéré quelques petites différences mais pas si importantes que ça, exemple : c’est la servante qui lâche le plateau suite à l’écoute du Gramophone et non son mari. Il pose une seule clé au milieu des indiens (la version américaine est « dix petits indiens ») et non deux clés données à deux des hommes les plus forts. Etc. Donc dans l’ensemble, ça c’est plutôt bien passé, je n’ai pas décroché jusqu’au milieu du film, même si ça semble un peu surjoué par moment. Puis vint le drame ! La fin qui ne suit totalement pas le bouquin. Donc au trois quarts du film, ça comme de plus en plus à se détacher du livre, des répliques données par les mauvaises personnes, etc puis c’est l’apothéose quand il en reste plus que 3 en vie (voilà, comme ça je ne spoile pas). Les rôles ne sont pas les mêmes, les évènements importants sont zappés ou totalement pas dans la logique du livre etc. Donc au final, j’ai été plus que déçu par la fin !

Du coup, je me suis demandée, pourquoi faire plus que la moitié du film en accord avec un livre si c’est pour bâcler la fin et en faire une totalement différente ?!

[Livre] Une si longue nuit de Mary Higgins Clark

Pour le challenge A la découverte de vos incontournables (bien qu’il manque de la SF et au moins du Asimov… m’enfin passons !), je me suis lancée dans un Mary Higgins Clark, histoire de découvrir cet auteur. J’ai lu Une si longue nuit. Honnêtement, qu’est-ce que c’est… nul, j’ai jamais lu un policier aussi fade et inintéressant. Je ne sais pas si je suis tombée sur son pire livre ou s’ils sont tous comme ça, mais punaise, je ne comprends pas son succès. J’ai failli abandonné plusieurs fois et pourtant le livre fait 250 pages, en tout cas j’ai du le lire en plusieurs fois.

En fait on suit plusieurs histoires en même temps mais qui se regroupe avec un point commun, l’église, l’église où une mère a abandonné son enfant, où un voleur a volé un calice et dont l’une des paroissiennes a été bizarrement déshéritée. Au milieu de tout ça, deux détectives Willy et Alvirah Meehan mènent l’enquête.

Le problème de ce livre c’est que pour un policier, on n’aurait pas dit. L’enquête est ennuyeuse, n’avance pas, n’est pas intéressante etc. Je me suis dit tout le long « oui bon elle est où la vraie enquête, parce que là, ça devient chiant ». Ensuite l’histoire est ennuyeuse aussi, tout comme les personnages dont j’ai du mal a accrocher car je les trouve fade et sans intérêt. Tout est survolé, que ce soit l’investigation aux traits de caractère des personnages. Puis l’intrigue est comment dire… il n’y en a pas et surtout sans suspense et banale, dès le début on sait très bien comment ça va se finir! Ce livre n’a vraiment rien d’un policier intéressant, bien au contraire, il est de fadeur et insipidité !

Danger à la CCN51 : 250 000 salariés menacés !

Article sponsorisé

Le monde médical est de plus en plus touché et réduit à “néant”. Je suis au début du maillon en tant que jeune chercheur thésarde et on est dans la merde et la précarité comme pas possible (mendicité de bourse, espère avoir un salaire en fin de moins, pas sûr d’être payé etc). Mais là n’est pas le sujet de l’article, car je vais vous parler de l’autre bout de la chaîne, celle qu’occupent les professionnels de santé. Sur l’ensemble des professionnels de santé, ils sont 250 000 salariés à dépendre de la CCN51 (convention CCN51). Cette convention leur octroie des avantages (prime d’ancienneté augmentée de 1% tous les ans, reprise de l’ancienneté lors de l’embauche dans un autre établissement etc…).

 

Sauf que la FEHAP (Fédération des Établissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne – privés non lucratifs) dénonce cette convention et pour des raisons de réduction budgétaire, elle a effectué d’importantes modifications qui prendront effet le 1 décembre 2012.

Parmi ces modifications, il y en a d’importantes comme la prime d’ancienneté qui n’est plus augmentée annuellement mais par palier de 3 ans (ou 5 ans pour les cadres) et la réduction de la reprise d’ancienneté à l’embauche (au lieu de repartir à 100% de l’ancienneté depuis un autre établissement  conventionné CCN51 (75% pour un établissement avec une autre convention), la reprise se fera à partir de seulement 30 % !). En plus de ça, il y a diminution des primes de départ à la retraite et des jours fériés.

La CFE-CGC Santé-Social tente de négocier avec la FEHAP depuis un an, en vain, vu que la FEHAP refuse de trouver un compromis. Du coup, elle cherche à sensibiliser le public sur ce problème, en espérant que cela aboutisse à des négociations et trouver un compris.

[Livre] 99 filles d’Aurélien Poilleaux

Dans EbooKactus #1, j’avais mis le lien de téléchargement de 99 filles d’Aurélien Poilleaux, avec en courte description « Une courte comédie fantastique avec des histoires de coliques. » et en fait, cela m’a donnée envie de le lire. En 22 pages, on suit l’histoire de Nicolas (un pick up artist) qui a subi un sortilège, de la part de sa 100ème conquête, qui lui donne des violentes et incontrôlables coliques. Le seul moyen de s’en débarrasser est de demander des excuses des 99èmes précédentes.

Les 22 pages se déguste, c’est drôle et sympa à lire. En revanche la fin est surprenante, ce n’est pas ce à quoi je m’attendais (je m’attendais à une sorte de happy ending ennuyant) et aussi elle ne tombe pas à plat. Malheureusement, on ne voit pas vraiment l’évolution de Nicolas au fil du livre et des excuses demandées et c’est bien dommage. Donc en conclusion j’ai vraiment aimé cette petite lecture rapide, une nouvelle possédant une fin intéressante, c’est humoristique dans son ensemble, mais ça manque juste de profondeur au niveau du personnage principal. Sinon, la morale de l’histoire : aux pick-up artist (mec ou nana) mettaient les choses au clair dès le départ, c’est juste pour s’amuser, rien de plus. Au moins ça évitera quelques problèmes.

Cette nouvelle est disponible gratuitement sur ePagine.